Un nouveau groupe accentue actuellement sa visibilité sur le net grâce à une communication très offensive : les végétaliseurs.
Ils se définissent eux-mêmes de la façon suivante :
« Un Végétaliseur peut entretenir une simple plante verte… ou bien replanter des arbres en Amazonie.
Un Végétaliseur communique sa passion et son savoir sans culpabiliser les autres. Il les invite plutôt à rejoindre la communauté, à participer à une plateforme où se retrouver et partager!
Bref, un Végétaliseur, cela pourrait être n’importe qui et cela devrait être tout le monde… Nous aimerions que derrière ce néologisme se cache en somme, virtuellement, la plus grande communauté éco-citoyenne qui soit, et nous partons du principe que cela ne dépend que de nous… et de vous ! »
Cette présentation nous invite à poser une question importante à quelques semaines de l’ouverture du Grenelle : les écolos sont-ils communautaristes ?
Et au-delà de cette question préalable, on peut se demander s’ils sont dissidents. En effet, avec leurs méthodes dures, parfois extrêmes, ces militants radicaux sont-ils révolutionnaires ? C’est-à-dire, cherchent-ils à faire évoluer le « système » de l’intérieur ou veulent-ils tout simplement changer ce « système » ?
Question ouverte !
Je ne résiste pas à reproduire un post vu sur un blog à propos du JT. Cet exemple est assez rare pour mériter d’être diffusée.
« Non, le journal télévisé ne fait pas seulement sensation avec des faits divers affligeants. Parfois, on y trouve aussi des infos belles, montrant un plus dans le sens de la fraternité. (…) La tradition oppose les agriculteurs, décrits volontiers comme “pollueurs”, épadant force insecticides et les apiculteurs, qui en souffrent puisque les insecticides tuents les malheureuses abeilles. Et pourtant, ces deux opposés peuvent aller au delà de ces querelles et s’allier pour le bien des deux parties: des apiculteurs fournissent gratuitement aux agriculteurs des semences pour faire fleurir des jachères fleuries, dites jachères apicoles (plus de renseignements sur http://www.jacheres-apicoles.fr/index.php), les agriculteurs qui ont l’obligation des jachères les sèment, pour le plus grand bien des abeilles et des apiculteurs… Conclusion: l’unité fait progresser chacun, cqfd! »
Mais c’est semble-t-il trop beau pour être vrai. L’Union Européenne est en effet en train de supprimer le caractère obligatoire des jachères. Ces jachères sont donc déjà menacées. Dommage…
Nouveau portrait réalisé par Alerte Environnement à l’occasion du Grenelle de l’environnement : Philippe Desbrosses
Même si Philippe Desbrosses, président de l’association Intelligence Verte et organisateur des Entretiens de Millançay, n’apparaît pas directement dans les groupes du Grenelle de l’environnement, son influence est indiscutable. En étant membre du conseil d’administration de Crii-Gen, l’association anti-OGM dirigée par son amie Corinne Lepage, ou en étant membre du comité de veille scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, ou encore en participant à L’Alliance pour la planète, elle-même pilotée par le très « institutionnel » WWF, Philippe Desbrosses est incontournable sur les questions liées à l’agriculture biologique. De plus, Maria Pelletier, une de ses amies et présidente d’Objectif Bio, une association créée par Philippe Desbrosses, est présente dans le Groupe 4 consacré entre autres aux activités agricoles.
C’est pourquoi Alerte Environnement vous invite à découvrir qui est réellement Philippe Desbrosses. C’est le nouveau portrait que nous vous proposons aujourd’hui.
Portrait de Philippe Desbrosses
A quelques semaines du Grenelle de l’environnement, s’ouvre à partir d’aujourd’hui un congrès européen consacré au “développement durable et à la gouvernance des territoires”. Cette manifestation réunira jusqu’au 2 septembre le gratin mondial de l’aménagement du territoire. Ce congrès annuel de l’Association européenne de science régionale est organisé pour la première fois en France, avec le soutien de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et l’Essec. Ce congrès recevra la visite de personnalités parmi lesquelles Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, et Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement.
Suite à une dépêche de l’AFP, plusieurs médias ont parlé de l’initiative de « quelques ou responsables du Mouvement écologiste indépendant (MEI), de Cap 21, de Génération écologie et des Verts » qui ont appelé lundi à la création “d’une alliance écologiste indépendante”. Mais il était impossible d’obtenir la liste complète des 8 signataires.
C’est maintenant chose faite. Il s’agit de :
- Francis Lalanne, poëte
- Antoine Waechter, président du MEI
- Patrice Miran , délégué aux élections du MEI
- Brigitte Reynard, secrétaire général du MHAN (Mouvement Hommes Animaux Nature)
- Stéphane Poli, membre du Collège Exécutif des Verts
- Michel Villeneuve, Vice- Président et porte parole de Génération Ecologie
- François Vasquez, membre de Cap 21
- Georges Fandos, membre du Bureau National de Cap 21
Et voici le texte de l’appel :
Une nouvelle initiative pour tenter de travailler ensemble: l’appel de Nolay pour une Alliance Ecologique Indépendante.
APPEL A LA CONSTITUTION D’UNE ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPENDANTE
Face aux urgences des défis du 21ème siècle et constatant que l’allégeance de certains aux partis de Gauche et de Droite explique largement les faiblesses de l’Ecologie politique, les soussigné(e)s appellent à la formation d’une alliance écologiste indépendante non politicienne mais éminemment politique.
Cette alliance ne demandera à ses membres ni d’être de Droite, ni d’être de Gauche mais d’être écologistes.
Cette alliance tiendra ses premières Assises au mois de Janvier afin de préciser son organisation et son projet dans une perspective d’unification de tous les courants écologistes.
Une nouvelle initiative qui démontre combien le mouvement écologiste politique est aujourd’hui fragilisé par son apparent succès. Plus on parle d’écologie comme c’est actuellement le cas avec le Grenelle, plus les partis verts rencontrent d’importantes difficultés pour exister et afficher leur unité. Et la multiplication des appels à l’unité en est une conséquence directe.
Rentrée médiatique ce matin pour Jean-Louis Borloo. Le super-ministre de l’écologie était l’invité de Jean-Claude Bourdin sur BFM TV et RMC. Il a félicité les organisateurs de la coupe du monde de rugby pour leur attention écologique dans l’organisation de l’événement. Consensuel, Jean-Louis Borloo l’a plus qu’été au cours de cette interview. A vous de juger :
« Le sujet de la planète dépasse tous les clivages politiques, tous les continents et tous les modes de raisonnement. Ce langage là, c’est le seul langage universel. Que vous soyez chrétien, musulman, laïc, que vous soyez de gauche, de droite ; aujourd’hui, si sur l’Himalaya il n’y a plus de neige, il n’y aura plus de vie ; s’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus de vie ; il y a 40% des espèces de poissons qui sont aujourd’hui en danger (…) On a la capacité de redresser la situation, simplement il faut qu’on s’en occupe tout de suite, et il faut qu’on s’en occupe tous ensemble. »
Nous restons très impatients de voir quelle tournure va prendre ce Grenelle que Jean-Louis Borloo a renommé « Etats généraux de l’environnement » ce matin.
Quel est le résultat de l’université d’été des Verts ? Difficile de répondre. D’un côté, le rendez-vous du Grenelle de l’Environnement est trop important à leurs yeux pour s’en désintéresser (nombre de proches des Verts participent aux groupes de travail préparatoires). Mais de l’autre, l’urgence d’une réforme interne les pousse à ne pas attendre la fin du Grenelle pour entamer leur évolution. Résultat : la peur s’impose et rien ne se passe. C’est le statut quo. En effet, les Verts se sont engagés à réformer leurs statuts, mais ils ont le temps ; ils se donnent jusqu’à la fin de l’année.
Conséquence, cette morosité rend les journalistes perplexes. Ainsi, les titres des journaux sont assez divers pour commenter la fin de l’université d’été :
« Les Verts s’engagent à réformer leurs statuts » - « Les Verts veulent créer un rapport de forces » - « Les Verts veulent se réformer à Quimper » - « Les Verts mûrs pour la crise »
(Bravo au JDD pour le dernier !)

L’Université d’été des Verts qui se déroule à Quimper (Kemper pour les Verts qui cherchent à se mettre les bretons dans la poche ?) se termine aujourd’hui. Au programme, un mini-Grenelle, avec un débat sur le thème « Grenelle de rupture ou Grenelle des dupes ».
Il faut noter la présence à cette parodie de débat de Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, d’Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement, mais aussi d’un représentant du Réseau Sortir du Nucléaire.
Enfin, malgré le drame survenu il y a quelques jours suite aux pressions des anti-OGM, un porte-parole des Faucheurs Volontaires sera également présent. On attend ses excuses…
Quand au discours de clôture, il sera prononcé par… Cécile Duflot. Ah ! le privilège de la jeunesse…
Rentrée politique pour Dominique Voynet qui annonce un débat ”difficile” lors du Grenelle de l’environnement. « Les différentes catégories qui discutent ensemble au sein du Grenelle n’ont pas d’intérêts communs. Il y a des conflits d’intérêt. Est-ce que le gouvernement voudra les trancher? », a fait remarquer la sénatrice. Elle s’est interrogée si le gouvernement « donnera raison à ceux qui veulent engager la mutation de l’agriculture vers des pratiques moins polluantes ou cèdera aux lobbies qui soutiennent sa politique depuis longtemps. »
On peut s’interroger sur le sens du propos de Dominique Voynet et espérer que ce soit les ONG vertes aux méthodes extrémistes qu’elle entend dénoncer en parlant de « lobbies ». Mais l’ex-candidate malheureuse à l’élection présidentielle en a-t-elle seulement un petit peu conscience ?
Avec près de 9 millions de joueurs, Second Life attire de nombreuses entreprises, et associations, qui se servent de la simulation de vie comme un moyen de communication.
Aujourd’hui par exemple, c’est l’organisation WWF qui s’installe dans le monde virtuel de Second Life afin de prêcher la bonne parole. L’organisation écologiste vient de créer une île qui vous accueillera les bras ouverts pour vous faire prendre conscience des problèmes environnementaux.
L’île construite par WWF sera alimentée à l’aide d’éoliennes, et remplit de pandas, l’animal emblématique de l’organisation, qui répondront à toutes vos questions en terme d’écologie. Avec cette action, WWF compte faire comprendre aux gens la nécessité d’avoir un mode de vie durable.
C’est ce que l’on peut appeler de l’écologie virtuelle ou en langage plus clair, une simple opération de communication dont l’ONG est spécialiste.
Rappel : notre dossier sur WWF est toujours disponible (rubrique : « On en parle »)
François Veillerette, qui ne représente pas grand monde malgré un grand nombre de sites internet qu’il a créé, a participé ce matin à une table ronde sur les pesticides dans le cadre de l’Université d’été des Verts. C’est un gentil coup de pouce de la part de la direction du parti écologiste. François Veillerette se contente en effet de créer l’illusion en se faisant passer pour un spécialiste. Et donc, plus il est invité, plus il parvient à gagner en crédibilité.
Quand on vous dit que tout est affaire de communication. Rendons cependant hommage à son habileté ; sacré François !
Le dernier rapport de Greenpeace sur la forêt boréale ne fait pas l’unanimité chez les écolos, loin de là. Dernier exemple, la tribune publiée aujourd’hui dans un quotidien du Québec.
Extraits :
« Je mange du millet et du tofu, je vis dans une maison en ballots de paille, j’ai un grand jardin bio et je composte tout ce que je peux. Si l’on aime les étiquettes, alors on peut dire, sans risquer de se tromper, que je suis un écolo.
Pourtant, je ne peux que m’insurger contre le dernier rapport de Greenpeace sur la forêt boréale. La démagogie extrême dont ce groupe a fait preuve ces derniers jours, accompagnée d’une série d’attaques bassement personnelles, va finir par les faire passer pour des idéologues dangereux aux yeux de bon nombre d’écologistes. »
Loïc Fauchon, Gouverneur du Conseil Mondial de l’Eau a signé récemment une tribune dans le Figaro assez intéressante, dénonçant la sur-communication autour du réchauffement climatique. Extraits :
“En ce milieu d’été, l’Europe éternue ou suffoque. [...] C’est selon, et parfois à l’inverse des logiques géographiques. Et de montrer du doigt, le responsable de tous nos maux : ce changement climatique dont on se demande bien pourquoi l’on a attendu le début de ce siècle pour crier si fort au loup. [...]
Au risque d’aller à contre-courant (et c’est bien le mot qui convient) des thèses du moment, disons fortement que le climat a toujours eu de ces variations soudaines, de ces colères imprévisibles, et que l’homme les a subies, payant régulièrement un lourd tribut à ces écarts. Ceux qui le découvriraient liront avec intérêt, Emmanuel Le Roy Ladurie, le meilleur historien du climat, pour s’en convaincre.
Attention, il ne s’agit pas ici, de nier que le climat puisse s’emballer. C’est possible, mais nous n’en sommes pas certains non plus. [...]
Non, il est important de le dire, le climat, quelle que soit son évolution, ne doit pas servir de bouc émissaire à nos inconséquences. Non, le réchauffement, quelle que soit son ampleur, ne peut être le paravent derrière lequel nous allons masquer l’incurie et l’insouciance de l’homme.”
Dans son dernier numéro, Valeurs Actuelles publie une enquête sur les mouvements écologistes extrêmes suite au suicide d’un agriculteur. Les méthodes « dures » de ces groupes de pressions commencent enfin à être dénoncées.
« Au pied de l’arbre auquel un agriculteur de Girac s’est pendu, le dimanche 5 août, les gendarmes ont retrouvé un plant de maïs et un tract de la Confédération paysanne appelant à un “pique-nique débat” anti-OGM. Cette manifestation devait se dérouler le jour même, aux portes de la parcelle de maïs transgénique que Claude Lagorse, éleveur de porcs, cultivait secrètement – mais en toute légalité – pour nourrir ses bêtes. À la seule pensée d’être désigné à la vindicte des tenants de l’“écologiquement correct”, le malheureux a préféré se donner la mort !
C’est ce premier week-end du mois d’août qu’avaient choisi les militants anti-OGM pour manifester et arracher des plants de maïs transgénique, à travers toute la France. Ils étaient plusieurs centaines au rendez-vous. José Bové faisait bien entendu partie de la fête. Il participait à des arrachages dans l’Hérault, en présence d’une vingtaine de gendarmes qui se sont contentés de regarder la scène. Le suicide de Claude Lagorse, père de quatre enfants, à la tête d’un élevage modèle, a gâché la “fête”… et révélé le profond malaise du monde paysan face aux intimidations, menaces, pressions, actes de vandalisme dont ils sont régulièrement victimes. En attendant pire ? »
La suite ici
Le 25 juillet dernier, le site de l’Assemblée nationale a publié le compte-rendu de l’audition conjointe avec la Délégation à l’aménagement et au développement durable du territoire, de Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, de M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, et de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’Écologie.
Dans ce cadre, M. Patrick Ollier, Président de la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire en a profité pour rappeler aux ministres les modifications décidées récemment par le bureau de la commission. Rappelons que, composées de 145 députés, la commission des affaires économiques est constituée de 6 groupes de travail. Celui qui porte sur l’environnement est présidé par M. Alain Gest (UMP, Somme) et co-présidé par M. André Chassaigne (communiste, Puy-de-Dôme), afin que la transparence soit totale entre majorité et opposition, a indiqué Patrick Ollier. M. Michel Havard (UMP, 1ere circonscription de Lyon) est chargé du suivi des problèmes européens tandis que M. André Flajolet (UMP, Pas-de-Calais), rapporteur devant l’Assemblée de la loi sur l’eau à qui sera associé un rapporteur-adjoint de l’opposition, se voit confier la rédaction d’un rapport sur son application.
Aujourd’hui, c’est le dernier jour de Paris-Plage. Cet événement est une parodie d’action écologique et de sensibilisation à la biodiversité. On ne réaménage pas des espaces de façon précaire sans aller à l’encontre de l’environnement.
Des mètres cubes et des mètres cubes de sables, des plantes, des palmiers… sont ainsi condamnés chaque année par la mairie de Paris. Et tout ça avec le soutien de Denis Baupin !
Sans oublier que Paris Plage génère aussi des kilomètres d’embouteillages supplémentaires et donc de la pollution supplémentaire. Et ce n’est pas Vélib’ qui va compenser ! Bon enfin, allez courage, c’est bientôt fini… en attendant l’année prochaine.
“On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur!”
Alphonse ALLAIS
“Ce n’est pas la pollution qui attaque l’environnement. Ce sont les impuretés dans notre air et notre eau qui en sont responsables.”
G.W. BUSH
Et un petit dicton pour la route : « Ecologie : Sauvez un arbre … Mangez un Castor ! »
Aujourd’hui, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, réunion du groupe de travail « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi ».
Parmi les thèmes à aborder :
- Recherche, innovation
- Fiscalité écologique, modification des comportements
- Emploi et compétitivité
- Flux de matières, déchets, économie de fonctionnalité
- Nouveaux indicateurs
- Publicité responsable