« Encourageons cet élan et partageons ces expériences, ces expertises pour les mettre en lumière, nourrir le débat et bâtir des réseaux. (…) Ce guide vise à redonner à chacun d’entre nous l’envie et le goût à s’intéresser à la vie de sa cité et à s’y impliquer dans un esprit de co-construction et de coopération avec les élus de nos communes. Il nous guidera par exemple dans les bonnes questions à poser à votre maire ou candidat et pour comprendre les solutions qu’il propose. C’est bien dans une mission d’éducation au service de l’éveil des consciences et de l’intérêt général que s’inscrit ce Guide de l’éco-électeur. Ensemble, mobilisons le génie humain et sa créativité pour bâtir une société de modération et réinventer une autre façon de vivre basée sur moins de biens mais plus de liens. Transformons cette espérance en actes et reprenons à notre compte cet adage d’Antoine de Saint-Exupéry “Dans la vie, il n’y a pas de solutions, il y a des forces en marche. Créons ces forces et les solutions suivront.” »
Cet extrait de la présentation du guide de l’éco-électeur publié par la Fondation Nicolas Hulot est un bel exemple de langue de bois. Avantage : il peut être réutiliser pour une multitude de publications électoraliste et peut s’adapter à de nombreux domaines de la vie publique : éducation, logement, emploi, sport…
« Fournir des tenues complètes pour 7000 personnes, c’est un très beau marché pour les producteurs africains de coton ». C’est ce qu’a déclaré non sans condescendance Isabelle Bluche, responsable des marchés non-alimentaires à Max-Havelaar France. Les 7000 éboueurs de Paris vont en effet recevoir au premier semestre 2009 des tenues labellisées Max Havelaar. Une question demeure : comment peut-on être sûr de l’origine du coton alors même que la ville de Paris se prépare à lancer un appel d’offres à ce sujet. Les dés seraient-ils pipés ?
Une chose est sûre, Max Havelaar se frotte les mains : en France, la mode du développement durable est synonyme de jackpot !
L’explication de Jean Lassalle sur l’affaire Hulot : le député était invité le week-end dernier chez Laurent Ruquier dans “On n’est pas couché”.
Suite à l’affaire Hulot vs Lassalle, on peut noter le curieux silence radio de Nicolas Hulot et de sa fondation. Rien non plus sur les différents sites web de la FNH. Il faut dire qu’il y est allé un peu fort Nicolas.
Nicolas Hulot a enfin trouvé à qui parler. Le chouchou des médias traverse une mauvaise passe depuis la sortie du dernier livre du député Jean Lassalle, « La parole donnée ». L’animateur vedette de TF1 n’est pas épargné par le député pyrénéen. Il y a quelques jours, Jean Lassalle a déclaré aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard : « Je reproche à Nicolas Hulot son manque de sincérité. Il est sur une posture qui lui vaut beaucoup de louanges, qui le classe parmi les personnalités les plus aimées, mais il fait semblant avec ses grands shows payés par les firmes qui polluent le plus au monde. S’il montre des paysages de rêve, il oublie de regarder un peu plus bas et de voir les enfants en train de mourir. »
Nicolas Hulot n’a pas apprécié et l’a fait comprendre au député dans une lettre qui circule depuis quelques jours. Extrait : « A mon égard, votre attitude tourne déjà à l’obsession. Je crains qu’ajoutée aux séquelles physiologiques et psychologiques de vos jeûnes successifs, cette aigreur permanente vous affecte trop profondément et je crains pour votre santé. Vous êtes dans le mensonge, les préjugés et l’ignorance ; ces trois pestes des relations humaines qui vous semblent si familières ».
Conclusion de Nicolas Hulot : « Je hais les procureurs. Il y a des amitiés qui dérangent. Il y a des inimitiés qui flattent. Continuez de me haïr, c’est ma fierté ».
Assurer la coexistence des cultures avec et sans OGM, tel est l’objectif de la commission des affaires économique du Sénat qui travaille actuellement sur le projet de loi encadrant les OGM. Après avoir proposé la création d’un « délit de destruction », les sénateurs poursuivent leurs travaux. Inacceptable selon les ONG. Ces dernières étaient restées discrètes depuis l’application de la clause de sauvegarde suite à la grève de la faim de José Bové. Greenpeace parle de « véritable provocation » et la Confédération Paysanne appelle à manifester contre le projet. Vilà une démonstration de plus des méthodes de certaines ONG qui n’hésite pas à contester un texte encore à l’étude. Le Parlement est pourtant, me semble-t-il, encore indépendant et ne peut céder aux pressions d’un groupe d’individus, aussi puissant soit-il.
Les sénateur ont introduit un « délit de destruction de champs » dans le projet de loi sur les OGM. Le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur du texte, a précisé que ce délit dont José et ses militants sont friands sera désormais passible de 2 ans de prison et 75.000 euros d’amende. La peine pourra même être portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d’amende dans le cas d’une destruction d’un essai de recherche.
Le Sénat souhaite en outre consolider le volet recherche du projet de loi, en proposant la création d’un dispositif d’incitation fiscale à l’investissement dans les biotechnologies végétales.
L’environnement, voilà ce qui est en train de devenir un thème central de l’élection parisienne. Illustration avec ces déclarations récentes :
« Y-a-t-il vraiment des arguments plus de droite ou plus de gauche aujourd’hui ? il y a six ans seulement, la préservation de notre environnement était une question principalement portée par les Verts et les écologistes. Nous avons tous pris conscience de l’enjeu. Ce combat-là n’est plus de droite ou de gauche, il est le combat de tous »
Françoise de Panafieu
« Améliorons aussi la qualité de vie en aménageant des espaces verts ou en luttant contre les pollutions sonores. Je veux par exemple rendre le centre de Paris semi piétonnier le week-end et construire un parc de 10 hectares dans le nord de la ville. »
Marielle de Sarnez
“Non, on n’est pas vexé que tout le monde se dise écologiste. C’est même plutôt une victoire. Cela veut dire que nous avons réussi à faire de l’écologie le coeur du débat politique mais, en même temps, méfiez-vous des contrefaçons”
Denis Baupin
En se promenant sur la toile il semble que les opposants aux OGM développent une addiction aux pétitions. On ne compte plus les pétions et cyberpétitions qui innondent véritablement la toile. Et voilà qu’après la grève de José et l’activation par la France de la clause de sauvegarde, les anti-OGM lancent une nouvelle pétitions en ligne. Cette fois-ci, c’est L’Ecologiste qui en est à l’origine. On peut noter que ces militants ne manquent pas de moyens financiers pour s’offrir un site internet de qualité. Tout est fait pour faciliter la cyber-révolte. Quelle que soit vote département, vous pouvez envoyer un mail à vos parlementaires (députés et sénateurs) d’un simple clic de souris. Bravo. Seule ombre au tableau pour les militant anti-OGM, les internautes semblent se lasser des pétitions et le succès n’est donc pas au rendez-vous. En attendant la prochaine pétition anti-OGM…
Selon Le Monde, Les Verts pensent repartir du bon pied à l’occasion des prochaines élections municipales. Il faut dire que le parti est en profonde perte de vitesse et que cette élection ressemble à celle de la dernière chance. Pour l’occasion, Denis Baupin n’hésite plus à aller au clash direct et frontal avec Bertrand Delanoë. Retenons surtout le dernier argument : la progression des listes de gauche en général devrait permettre aux Verts de se refaire une santé. Reste à savoir si cette santé sera durable…
« Les écologistes sont persuadés que l’épisode désastreux de la présidentielle, lorsque leur candidate a péniblement atteint 1,57 %, est derrière eux. “La crédibilité Verte localement est bien plus importante que notre image nationale ne le laisse penser. Les gens voient notre utilité dans les municipalités”, estimait Denis Baupin, tête de liste à Paris. Dans une allusion claire à ses démêlés avec Bertrand Delanoë, l’adjoint au maire de Paris a lancé : “Nous devons revendiquer que pour faire de l’écologie, il y a besoin d’écologistes, et que faire de l’écologie nécessite une rupture.”
Après les élections de 2001, qui ont déjà vu l’arrivée de quelque 2 000 élus municipaux Verts, le parti écologiste espère un meilleur cru. “Mécaniquement, avec le regain attendu de la gauche, on devrait progresser”, veut croire Michel Bock, délégué aux élections. Un avis partagé par Ronan Dantec, adjoint à l’environnement à Nantes : “On va montrer qu’il n’y a pas d’effondrement des Verts, affirme-t-il. Les municipales vont être la première marche de la relance de la dynamique Verte.” »
« Monsieur Mamère, voilà vingt ou trente ans que vous cherchez à présenter les agriculteurs et les pêcheurs comme des ennemis de l’environnement, que vous cherchez à les montrer du doigt, que vous cherchez à les stigmatiser, que vous cherchez à leur donner des leçons de morale, alors même que ces agriculteurs et ces pêcheurs sont les seuls, dans notre société, à travailler jour et nuit avec l’eau, la terre et l’air, alors qu’ils sont les premiers concernés, les premiers touchés par le réchauffement climatique.
Monsieur Mamère, les agriculteurs que vous stigmatisez ont davantage besoin de respect que de polémique. Ils ne vous ont pas attendu pour adopter, depuis des années pour la plupart d’entre eux, volontairement, des pratiques raisonnables, raisonnées et responsables. »
Telle fut la réponse de Michel Barnier à une question de Noël Mamère sur les pesticides lors de la dernière séance de questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale. Un signe en direction des agriculteurs, et particulièrement de ceux qui se sentent délaissés depuis le Grenelle ?
“A première vue, nous n’avons pas de divergence de fond avec le rapport (de Jacques Attali sur la relance de la croissance) si ce n’est sur le principe de précaution” explique l’entourage de Jean-Louis Borloo (Les Echos du 26 janvier). Et à deuxième vue, ce ne serait pas une très grande divergence de fond ?
La phrase du jour :
“Beaucoup de choses dites lors du Grenelle de l’environnement sont de fausses promesses car elles ne sont pas financées” affirme Jacques Attali dans son dernier rapport (Les Echos du 25 janvier). Sans commentaire.
C’est le chiffre de la semaine pour Valeurs Actuelles. Soit 200.000 km, ce qui correspond à la distance parcouru par Nicolas Sarkozy à l’occasion de ses voyages depuis le début de son mandat. Cela représente l’équivalent de cinq tours du monde.
Pour le moment, aucune ONG ne s’est encore risquée à calculer l’empreinte écologique présidentielle…
D’après Al Gore (prix nobel de la paix en 2007), « le changement climatique s’impose encore plus rapidement que ne le laissaient prévoir les prévisions les plus pessimistes du GIEC » (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat).
L’ancien vice président Américain pronostique désormais « une fonte totale de la banquise polaire d’ici 5 ans ».
C’est ce que titre Le Point ce matin sur les problèmes rencontrés par les apiculteurs. Régulièrement à la une des journaux, le dossier abeilles n’en finit plus. « De très nombreuses ruches ne passeront pas l’hiver » estime Le Point. Pour l’hebdomadaire, « Les apiculteurs observent déjà une surmortalité inquiétante attribuée principalement à deux parasites, le Varroa, suceur de sang, et le Nosema ceranae, sapeur des défenses immunitaires. Ils s’attaquent à des abeilles déjà affaiblies par un manque de pollen, la faute à été pourri. » On n’a donc pas fini de résoudre les problèmes de l’apiculture.
Selon une enquête de la commission européenne, malgré la surinformation sur le sujet, les européens s’estiment ignorant des moyens d’action en faveur de la biodiversité. Toujours selon les conclusions de ce rapport, 93% des Européens considèrent la préservation de la biodiversité comme « une obligation morale pour les générations actuelles ». Mais seul 1 Européen sur 5 se déclare prêt à agir… s’il savait comment.
Ces conclusions impliquent plusieurs conséquences :
- Les ONG doivent arrêter de communiquer à tout va en jouant sur les peurs. C’est inefficace. Le bruit médiatique n’a pas d’application concrète ; un peu à l’image du Grenelle.
- Les médias doivent arrêter de surfer sur cette vague verte. Ils doivent apprendre à moins pratiquer la surinformation et améliorer le contenu de leurs articles et reportages.
- Les entreprises qui financent les ONG pensant agir pour l’environnement en sont pour leur frais. En alimentant la bourse économique des ONG, elles contribuent à la surinformation. Cette dernière est à terme néfaste pour la planète.
Début janvier, Nathalie Koscuisko-Morizet a été invite par Laurent Ruquier dans l’émission “On n’est pas couché ! ». la semaine suivante, Jean-Luc Lemoine, alias « le médiateur », est revenu sur l’attitude de la secrétaire d’Etat lorsqu’elle est embarrassée par les questions des journalistes. Amusant…