Crise alimentaire: le patron de la FAO met les pays riches en cause
21 avril 2008
Les pays riches n’ont pas eu la volonté d’aider les nations plus pauvres avec les fonds, les semences et les investissements destinés à la mise sur pied des infrastructures nécessaires à l’augmentation de la production céréalière mondiale, a jugé vendredi Jacques Diouf, secrétaire général de
“Si le travail nécessaire est fait, la production augmentera à un rythme impressionnant”, a-t-il ajouté à Brasilia, à l’issue de la réunion bi-annuelle de
Laquelle production ne risque donc pas de s’accroître en 2009, a-t-il ajouté.
Au fait, qu’a dit le Grenelle de l’environnement sur ces problèmes alimentaires ? Pas grand chose. Egoïsme toujours.


Le 21 avr 2008 à 18:29 par Specht #
Hourra ! Alors précipitons-nous pour leur “vendre” des OGM et les rendre dépendants d’un ou deux semenciers. Ils auront des cultures mais…
Le 21 avr 2008 à 22:06 par Matteos #
C’est également la FAO qui a déclaré dans un rapport en 2007 qu’il est tout à fait possible de nourrir la population mondiale à partir d’une agriculture biologique de proximité.
Vous voir citer la FAO lorsque cela sert les intérêt des industriels que vous défendez me met en joie, la boucle est bouclée !
Merci, surtout continuez ça devient très drôle ici
Le 21 avr 2008 à 22:20 par thierry #
je ne sais pas si les ogm sont la solution .
Il faudrait déja arèté de leur vendre des armes.
sans un minimum de téchnologie,l’afrique(entre autre)ne pourra pas nourrir un milliard d’habitant dans les déscénnies a venir .
Le 21 avr 2008 à 22:46 par l'autre pierre #
à matteas
pour en finir une avec se canular écolo bobo
Démenti de la FAO elle-même à propos d’agriculture biologique
L’agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim, mais il faut utiliser des engrais chimiques pour nourrir le monde
10 décembre 2007, Rome – Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a déclaré aujourd’hui que la FAO n’avait aucune raison de croire que l’agriculture biologique puisse remplacer les systèmes agricoles traditionnels pour garantir la sécurité alimentaire mondiale.
M. Diouf commentait des informations parues récemment dans la presse et les médias indiquant que la FAO approuvait l’agriculture biologique en tant que solution à la faim dans le monde.
“Nous devons recourir à l’agriculture biologique et l’encourager”, a déclaré M. Diouf. “Elle produit des aliments sains et nutritifs et représente une source croissante de revenus, pour les pays développés comme pour les pays en développement. Mais il n’est pas possible de nourrir aujourd’hui six milliards de personnes, et neuf milliards en 2050, sans une utilisation judicieuse d’engrais chimiques”.
En règle générale, l’agriculture biologique interdit l’utilisation de tout produit chimique. Près de 31 millions d’hectares, soit environ deux pour cent des terres agricoles mondiales, ont été cultivées en agriculture biologique en 2005, produisant des ventes qui, en 2006, se chiffraient à environ 24 milliards de dollars EU, dans l’Union européenne, aux États-Unis, au Canada et en Asie.
En mai de cette année, la FAO a accueilli une Conférence internationale sur l’agriculture biologique. Selon l’un des documents présentés à cette occasion – mais il ne s’agissait pas d’un document de la FAO – l’agriculture biologique devrait pouvoir produire suffisamment d’aliments pour nourrir la population mondiale actuelle.
Potentiel insuffisant
Il n’empêche que, selon la FAO, compte tenu des données et des modèles concernant la productivité de l’agriculture biologique par comparaison à l’agriculture traditionnelle, le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde.
Par ailleurs, si les produits biologiques se vendent en général à des prix plus élevés que les produits traditionnels et peuvent donc constituer une bonne source de revenu pour les agriculteurs, ces produits doivent toutefois répondre à certaines normes plus rigoureuses.
Ils exigent aussi un bon niveau technique des producteurs, des investissements importants et une organisation efficace de toute la filière de production et de commercialisation, ce qui les place hors d’atteinte de la plupart des agriculteurs des pays en développement qui sont dotés de faibles ressources.
Utilisation judicieuse
Une utilisation judicieuse d’intrants chimiques, notamment d’engrais, permettrait d’accroître sensiblement la production vivrière en Afrique subsaharienne où les agriculteurs utilisent moins d’un dixième des engrais appliqués par leurs collègues asiatiques, a déclaré M. Diouf. Une bonne partie des sols africains, qui souffrent de problèmes tels que l’acidité et la baisse de fertilité, ont grandement besoin d’amendements et d’éléments nutritifs.
Dans son rapport annuel sur le développement dans le monde, la Banque mondiale notait cette année que “le faible taux d’utilisation d’engrais est l’un des principaux obstacles à l’augmentation de la productivité agricole en Afrique subsaharienne”.
Récemment, le Malawi, qui a reçu pendant des années une aide alimentaire, a accru fortement sa production de maïs après avoir adopté une politique visant à fournir des semences et des engrais aux petits agriculteurs.
“Les intrants agricoles doivent, toutefois, être utilisés avec prudence”, a ajouté M. Diouf. “Il faut choisir les bons intrants et le bon dosage, les appliquer selon les règles et au moment voulu”. Il a ajouté qu’il était possible d’augmenter la productivité en réduisant les intrants grâce à des systèmes comme la lutte biologique intégrée et l’agriculture de conservation.
La lutte biologique intégrée permet de réduire l’utilisation de pesticides de 50 pour cent dans le cas du coton et de la production maraîchère et jusqu’à 100 pour cent dans le cas du riz.
L’agriculture de conservation et le labour zéro réduisent les besoins en main-d’oeuvre en éliminant le labourage et permettent d’employer 30 pour cent d’engrais et 20 pour cent de pesticides en moins.
Les principaux éléments nécessaires pour nourrir le monde aujourd’hui et à l’avenir sont les suivants: une augmentation des investissements publics et privés dans l’agriculture, le bon choix des politiques et des technologies et le renforcement des connaissances et des capacités, dans le cadre d’une gestion rationnelle des écosystèmes. Il n’y a pas de solution unique au problème de l’alimentation des victimes de la faim et des pauvres de la planète”, a conclu M. Diouf.
Des dirigeants mondiaux, des personnalités internationales et d’éminents chercheurs et universitaires examineront ces questions l’an prochain lorsque la FAO accueillera une réunion de haut niveau sur le thème “Nourrir le monde en 2050”.
Contact:
Christopher Matthews
Relations médias, FAO
christopher.matthews@fao.org
(+39) 06 570 53762 Contact:
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Le 22 avr 2008 à 7:46 par ME 51 #
@ l’autre Pierre
Ce que ne dit pas la FAO à propos des engrais utiles et faisant dèfaut dans plusieurs pays d’Afrique est que le prix de ces engrais a en un an augmenté,du jamais vu,le Superphophate est passé de 240 à 750 euros T,La potasse est passée de 220 à 450 euros t,et je pense que la hausse n’est pas fini,meme en Europe,et malgrés la remontée des prix agricoles cela devient scabreux.
C’etait simplement pour vous dire que nos pauvres africains n’ont pas fini de souffrir,et quoi que disent ou pensent les “anti-tout”,on a plus que besoin de la technologie végétale,ogm ou autres pour remedier à toutes les pénuries à venir,les mines d’engrais ,de part la demande mondiale sans commune mesure,s’épuisent à vitesse grand V,et tout cela va mal terminer pour nous tous.
Cordialement
Le 22 avr 2008 à 11:48 par thierry #
il me semle que ces pays manque également de machines agricoles .
La géstion de l’eau ,les médicaments vétérinaire ,..ect..
Le 22 avr 2008 à 14:40 par thierry #
bien dacord avec vous me51, pierre.
Et le pétrole ,l’acier !! c’est fou !!je me demande comment l’humanitée va se sortir de ce cercle vicieux?
Le 22 avr 2008 à 17:55 par Specht #
Commencer, recommencer à penser “politique agricole” sans même penser à modifier le paysage politique de nombreux pays africains est un cheminement intellectuel très curieux. Honnêtement, s’ils cessaient avec leurs régimes despotiques, leurs conflits incessants, peut-être pourraient-ils enfin cesser de dépendre des aides des pays “riches”. Le problème de cette crise n’est pas vraiment l’agriculture en elle-même.
La FAO souhaiterait une aide à l’agriculture locale. Pourquoi pas, mais faudra-t-il encore longtemps préciser que cette aide au développement n’a jamais cessé, que les crédits accordés sont systématiquement détournés, que le matériel est saccagé ou pillé à chaque conflit ?
Egalement en cause : une vision occidentale de l’agriculture qui n’est pas forcément adaptée à l’Afrique. Les Boers en avaient déjà conscience il y a déjà 100 ans !
Le 22 avr 2008 à 18:54 par laurent #
Et naturellement, tu met tous les pays Africains dans le même panier…
Et la fameuse conscience des Boers les a amené à créer l’apartheid.
Tu ne serai pas très légèrement raciste sur les bords Specht?… juste une question, je n’affirme rien… mais avec tes propos, il y a de quoi se poser la question.
Concrètement, “L’Afrique” est un concept flou, il y a peu de systématismes, tous les pays sont différents, et même TRES différents, et ont évolué différemment.
Il y a très peu de pays ou l’agriculture a été réellement aidée de façon globale et massive. Dans la plupart des cas, les aides multilatérales ont consisté en projets d’envergure très limitée.
La FAO elle-même, si elle a organisé l’aide alimentaire, a très peut fait pour aider l’agriculture a se développer… au contraire, l’aide alimentaire a souvent fait s’effondrer les marchés locaux.
Et le déversement des excédents céréaliers Européens et Américains ont maintenu des prix très bas, qui rendaient souvent dès le départ l’agriculture locale non compétitive. Elle ne s’est donc rarement développée et est souvent restée agriculture de subsistance (elle ne s’est localement développée que pour les agricultures d’export et/ou à valeur ajoutée).
Des pays n’ayant connu aucun conflit d’envergure depuis les indépendance (et oui.. cela existe, renseigne-toi…) n’ont pas vu leur agriculture céréalière se développer pour autant.
Maintenant les conditions sont plus favorables… mais cela va prendre des années…
Le 22 avr 2008 à 21:26 par thierry #
je comprend pas ,si ont donne des céréales et de la viande a la population,ont fout en l’air l’économie de marché .si ont donne du pognon en échange de pétrole,de bois ,ect..ont pille l’afrique,et ont engraisse des dictateurs.
l’agriculture de type européenne n’est pas praticable car trop cher en intrans .
alors ont fait quoi ?
Le 22 avr 2008 à 23:12 par rageous #
thierry #
“céréales et de la viande”
Pas de risque à court terme les calles sont vides…
“si ont donne du pognon”
Ca part direct dans des coffres suisses…
“l’agriculture de type européenne”
Sauf peut-être des cultures ogm résistantes à la sécheresse?
Comme dit Laurent ça risque d’être encore long, vu le travail fait précédemment et le bilan pas très follichon en matière de politique de décolonisation.
L’aide au développement aurait du être jumelée d’un devoir de résultat, pas de résultats probants, pas de levée de remboursement de la dette, sinon c’est un puit sans fond, un perpétuel état chronique de conflits bien entretenus par nos sensibilités de nantis bien au chaud dans notre confort et la bienveillance pour leur vendre des moyens de pressions infaillibles…
http://www.rebelles.info/article-18969620.html
Le 23 avr 2008 à 13:31 par Specht #
@Laurent
1- Méfiez-vous des raccourcis de pensée. Pour info les Boers n’avaient absolument plus droit au chapitre après l’invasion des Britanniques. L’apartheid du départ organisé par les premiers visait à laisser chacun de son côté pour des questions pratiques. L’invasion britannique en a fait une séparation raciste “grâce” à l’éminent représentant de la grandeur européenne : Alfred Milner.
Autrement dit, l’apartheid raciste est d’origine britannique, pas boer.
2- Vous avez peut-être été sujet à un trouble temporaire de la vision ou, ce que je ne vous souhaite pas, d’un trouble de la lecture. Car je n’ai à aucun moment parlé de l’Afrique dans son ensemble, mais simplement de, je cite, “nombreux pays africains”. Somalie, Niger, Sierra Leone, la liste est longue.
3- Vos connaissances de l’Afrique ne sont pas à jour ? Si vous l’ignorez toujours, la bande du Sahel est en programme de “reverdissement” et sans OGM. Tapez “Jacques Gasc” sur google, vous aurez un aperçu d’une des nombreuses expériences menées.
4- Il serait temps d’arrêter de tout mettre sur le dos de la décolonisation. L’Union Africaine, rêve brisé ou lente germination, ne cesse d’attirer l’attention des dirigeants africains sur leur tendance à accuser les “pays riches” de leur situation, tout en accaparant systématiquement les richesses du pays qu’ils dirigent. Je vous évite cette fois la case google : http://www.africa-union.org/
Le 23 avr 2008 à 18:17 par Laurent #
@Specht
1) “L’apartheid du départ organisé par les premiers visait à laisser chacun de son côté pour des questions pratiques”… vi, on range dans des cases séparées les choses qui n’ont rien à voir entre elles… et ce n’est pas raciste…. sans doute une question de point de vue…
2) Si, tu a bien dit (plus bas) “une vision occidentale de l’agriculture qui n’est pas forcément adaptée à l’Afrique”, mais je prend acte que ton intention n’était pas de généraliser…. mea culpa, désolé.
3) Stp…. ne me cite pas un petit programme localisé dans quelques pays (150.000 arbres plantés en tout, cela reste globalement de toute petite ampleur) comme un programme majeur et massif….
J’ai travaillé de longues années au Sahel et ais des relations suivies (depuis plus de 20 ans) avec de nombreux responsables en agro-météorologie et dans les instituts géographiques de bon nombres de pays du Sahel, et je maintiens qu’il n’y a eu aucun programme d’aide bilatéraux ou multilatéraux ou non-gouvernementaux massifs à l’échelle de pays depuis les indépendances.
Il y a eu des projets, avec divers financements, toujours d’ampleur relativement limitée.
De plus, les plus gros de ces projets ont toujours touché l’agriculture de denrées exportables (coton, etc….) et pas l’agriculture vivrière.
Les projets les plus utiles pour l’agriculture vivrière ont été la recherche et les aides pour le développement de variétés adaptées au mode cultural (remplacement par exemple de variétés de mil et de maïs à cycles fixes par des variétés héliosynchrones), c’est à peu prêt le seul type d’aide qui à permis d’augmenter un peu les rendements).
4) Je n’ai jamais parlé de décolonisation, mais d’aide alimentaire et de vente à bas prix d’excédents céréaliers…. mais je suppose que ton dernier commentaire ne s’adressait pas à moi.
Le 23 avr 2008 à 19:34 par Specht #
@Laurent
Mes commentaires s’adressaient à tout le monde. Mais je remarque avec plaisir que vous connaissez le sujet. Ca donne des débat très riches.
Le 28 avr 2008 à 13:00 par thierry #
les bio-carburants ,(ou agrocarburants),sont accusé d’intenssifié les crises alimentaire .
si je prend l’exemple de l’huile de colza,que l’on peut utilisé directement dans les moteurs diesel,le rendement énergétique est positif,il y a moin de co2 rejeté,le tourteau peut être conssomer sur place ce qui évite l’importation de tourteau ogm d’outre atlantique .L’utilisation de plantes ou de grainnes qui ne sont pas conssomable par l’être humain a l’état brut,ne sont pas forçément synonyme de famine .
Le 28 avr 2008 à 13:37 par laurent #
Et vive la monoculture de colza…
A partir du moment ou une culture devient favorisée (par des subventions, ou des réductions de taxes, ce qui revient au même…), et par la-même devient plus rentable que d’autres, il est clair que cela peut poser des problèmes pour la sécurité alimentaire.
Je pense que bien des Afghan n’ont pas apprécié l’augmentation du prix du blé (60 à 80% sur l’année écoulée), et aimeraient bien que les 550000 tonnes importées annuellement soient au moins en partie produites localement….. mais tant qu’il est 20 fois plus rentable de planter du pavot, il n’y a aucune chance que cela arrive…
Le 02 mai 2008 à 13:37 par thierry #
je me demande si le fait de”commercer” avec les pvd est une bonne chose ?
pourquoi vendre du blé au prix mondial à grand renfort de subventions ?
Pourquoi acheter toutes nos protéines végétales ogm au brésil, argentine ,cultivées sur les cendres de la fôret amazonienne ?
Pourquoi ne pas produire chez nous l’intégralitée de nos besoins,y compris une part de carburant ?
Le 02 mai 2008 à 18:46 par laurent #
Nous vivons dans un monde qui commerce.
Aucun pays, même les plus développés ne peut plus vivre aujourd’hui en autarcie, ni même en appliquant un protectionnisme trop prononcé.
La question n’est donc pas de commercer ou de ne pas commercer, mais comment faire pour rendre le commerce plus utile et plus juste.
Le 02 mai 2008 à 22:19 par thierry #
peut être en se fixant des limites ,du genre (ont importe que çe que le pays ne peut pas produire,a cause du climat par éx)
si l’europe et les usa ,vendent a bas prix des denrées alimentaires aux pvd ,les paysans de ces memes pays ne peuvent plus vendre leur produits,et ont fout en l’air leur économie .
les usines française ne peuvent pas produire au meme prix que les usines chinoises par éx .
donc, elles fermes !
les négociations de l’omc sont théoriquement prévues pour régler ces problemes .