Une proposition pas si durable

4 décembre 2007

« Comment tripler les surfaces en agriculture bio d’ici cinq ans si les moyens ne sont pas mis en face ? interpelle Henri Thépaut, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique. À ce jour, le marché n’est pas suffisamment pourvu, et le seul recours reste l’importation de produits biologiques. Où est l’intérêt si la filière française ne profite pas de ces engagements ? Selon nos estimations, il faudrait, pour atteindre cet objectif de 6 % de SAU bio en 2012, une enveloppe de 500 millions d’euros pour les conversions, et la même somme pour la rémunération de reconnaissance, également appelée aide au maintien”.

2 commentaires :

  • Les agriculteurs bio des autres pays peuvent utiliser des produits phytos en cas d’attaques parasitaires fortes. Pas la France (en principe… Cf Le Monde du 4 septembre 2007). Bref, le bio étranger n’est pas si bio que le français.
  • 1 milliard d’Euros pour atteindre 6% de la SAU (1, 1 millions d’hectares). Soit une prime de 1000€/ha ! Qui va payer ?

Restons sur une position équilibrée : nous n’avons rien contre le bio, mais seulement contre l’idéologie du tout bio (comme le réclame Nicolas Hulot par exemple).

 

Source : Journées d’Automne de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), en Charente-Maritime cette semaine.

Posté le 4 décembre 2007 par Alerte-environnement

Catégorie Agriculteurs, Bio |

22 commentaires sur “Une proposition pas si durable”

  1. Le 04 déc 2007 à 11:52 par R #

    Où dans le réglement européen y-a-t-il ces dérogations pour les phyto?

  2. Le 04 déc 2007 à 12:40 par rageous #

  3. Le 04 déc 2007 à 13:12 par rageous #

    “Soit une prime de 1000€/ha !”
    Je signe demain ma reconversion!!!!
    “Qui va payer ?”
    Ah…ben oui, qui va payer? Le contribuable bien sûr, si en plus il est consommateur bio il paiera 2 fois…le dindon!

  4. Le 04 déc 2007 à 13:44 par R #

    Ok pour le site ecocert…

    mais ce ne sont que des projets, les décrets sont pas encore votés, et c’est surtout applicable à partir de 2009

    et aucune différenciation entre la france et le reste du monde. De plus le réglement plus contraignant jusqu’à présent pour l’élevage AB est supprimé.

    Reste la possibilité de préférer un cahier des charges privé plus contraignant (Nature et Progrès ou Biodynamie) mais là c’est un choix volontaire.

    J’ai beau relire le texte en question, qui n’est pas encore appliqué je ne vois aucunement mentionné un degré d’exigences plus élevé pour la France.
    Merci de me corriger si besoin est.

  5. Le 04 déc 2007 à 19:57 par rageous #

    http://www.ecocert.fr/Les-derogations-possibles.html
    Je pensais avoir copié-collé la bonne page…sorry!

  6. Le 06 déc 2007 à 9:23 par R #

    voici in extenso le tableau des dérogations

    Objet de la dérogation Fiches explicatives et formulaires téléchargeables
    Réduction de conversion des terres (y compris des parcours) N°2 + Réduc conversion terres
    Achat de semences en conventionnel si non disponibilité en bio N°6 (pas de formulaire)
    Présence de semences et plants pour une même variété en bio et non bio N°7 + Doublon semences
    Présence de culture pour une même variété ou cépage en bio et non bio N°7 + Doublon cultures pérennes
    Pratique d’essais agronomiques N°7 + Doublon essais agro.
    Achat d’aliment non bio N°8 + Aliments non bio
    Achat d’animaux non bio N°9 + Achat animaux

    pas d’autorisation de traitements phytos!

    Merci donc de me montrer où l’utilisation de traitements phytos conventionnelle est autorisée

  7. Le 07 déc 2007 à 9:28 par R #

    elle est où la dérogation? J’attends avec impatience.

    La balle est dans votre camp rageous

  8. Le 07 déc 2007 à 10:43 par zygomar #

    mardi 30 octobre 2007.
    Vin : une récolte 2007 sauvée grâce aux traitements fongicides
    La récolte viticole 2007 sera finalement de 46,7 millions d’hectolitres, et non de 51,2 millions comme l’avait estimé au 1er juillet 2007 le Service central des enquêtes et études statistiques (SCEES) du ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Soit une baisse de 11% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, et de 12% par rapport à la récolte de l’année dernière. En vin de pays, la récolte serait en-dessous de la moyenne de 6 %, et en recul de 9 % par rapport à l’année dernière. Et ce n’est rien comparé aux autres vins : - 34 % par rapport à 2006 pour le jus et moût, qui connaît la plus forte baisse, et pour les vins aptes à la production de cognac - dont les prévisions ont encore été abaissées ce mois-ci -, les volumes seraient inférieurs de 23 % à ceux de 2006.
    La cause est connue : le refroidissement climatique, qui a très sensiblement touché la France durant l’année 2007. « Depuis la fin du printemps, la production a été affectée par divers facteurs climatiques : d’abord, le froid au moment de la floraison, à l’origine de coulures parfois importantes (vignobles de la moitié sud) ; ensuite, un stress hydrique enregistré dans certaines zones du Sud-Est ou, dans d’autres régions, un été majoritairement humide et frais, favorisant le mildiou et le développement de foyers de pourriture (botrytis) qui rendent nécessaires des opérations de tri parfois de grande ampleur (Bourgogne, Beaujolais ou Jura notamment) ; enfin, à divers stades, des orages de grêle touchant parfois violemment le Sud-Est (notamment Vaucluse) et le reste de la France (Gers, Champagne, Beaujolais, Alsace, Val de Loire) », explique le bulletin Agreste Conjoncture d’octobre 2007. La météo maussade et fraîche du mois d’août a même provoqué un retard de quelques jours, voire de quelques semaines, dans les vendanges de Bourgogne et du Beaujolais, alors que certains prédisaient des vendanges avancées de dix jours.
    Bref, 2007 restera marquée comme une année difficile, très exigeante en attention et surtout en fongicides ; y compris pour les viticulteurs bio, qui ont été obligés de traiter copieusement leurs vignes avec du cuivre. Certains viticulteurs bio ont dû traiter jusqu’à 14 fois cette année, « le double d’une année normale », comme l’explique César Compadre, journaliste spécialisé à Sud-Ouest. Daniel Noël, fondateur de l’organisme de formation Vini Vitis Bio, rappelle pour sa part que « la viticulture naturelle n’existe pas ». Simplement, « le bio utilise le “moins pire”. Et contrairement aux idées reçues, ce millésime 2007 n’a pas été plus difficile pour les bio que pour les conventionnels, même si je connais des bio ayant perdu toute leur récolte. Les bons techniciens, avec de bons outils, ont réussi dans les deux familles, pas les autres », poursuit Daniel Noël. En effet, sans l’aide de produits phytosanitaires « naturels » ou de « synthèse », la situation aurait tout simplement été catastrophique presque partout en France. Du coup, la vente de ceux-ci est « en hausse d’environ 15 à 20 %, voire beaucoup plus selon les régions », selon les premières estimations de Jean-Charles Bocquet, directeur de l’union des industries de la protection des plantes (UIPP).
    Au moment où le microcosme politique parisien s’agite au sujet du réchauffement climatique et organise la réduction des pesticides, la nature vient rappeler qu’elle aussi a son mot à dire. Ce qui n’empêche que les viticulteurs vigilants seront récompensés par un millésime 2007 qui « devrait être exceptionnel sur le plan qualitatif, et plutôt axé sur le fruit », comme l’ont confié les Vignerons Coopérateurs de France à l’agence de presse agricole ActuAgri.

    Gil Rivière-Wekstein

    Agriculture Environnement

    Dérogations ou pas dérogations y’en a des qu’ont traité quand même……

    Bio or not bio, that is the question….
    Le pinard “traité”, y va se retrouver dans quelles filières??

  9. Le 07 déc 2007 à 11:08 par R #

    le cuivre est prévu dans le cahier des charges, donc pas de dérogation non plus ;)

    va falloir faire mieux que ça

    et on a déjà eu ce débat sur le cuivre

  10. Le 07 déc 2007 à 11:30 par rageous #

    à R “doctor”!
    Pourquoi tant d’impatience, cela ne vous suffit pas de savoir que les dérogations en bio tolèrent l’utilisation de produits issus du conventionnel, devrais-je vous rappeller qu’indirectement ces produits conventionnels sont “pollués” par pesticides mais tout de même bien venus en cas de disète biologique…hypocrisie quand tu nous tient!
    les 1 à 5 % de bio dans un milieu à plus de 95 % en conventionnel, bénéficient de la couverture phyto de ces derniers, l’augmentation de l’agriculture biologique pourrait bien battre de l’aile, un champ protégé contre un ravageur souffre moins des dégâts mais surtout il ne participe pas à la multiplication du ravageur…

  11. Le 07 déc 2007 à 11:39 par R #

    Les agriculteurs bio des autres pays peuvent utiliser des produits phytos en cas d’attaques parasitaires fortes. Pas la France (en principe… Cf Le Monde du 4 septembre 2007). Bref, le bio étranger n’est pas si bio que le français.

    voilà le point de départ de la discussion. j’attends donc toujours que l’on me montre la possibilité d’utiliser des produits phyto autres que ceux spécifiés dans la liste positive du cahier des charges.

    De plus, considérer la Bio comme “une agriculture rejetant les produits conventionnels” est un peu simpliste. Peut-être vaudrait-il le coup de se pencher sur les fondements de toute l’histoire, mais cela demande du temps.

    Et de plus, j’ai lire et relire les textes qui m’ont été fournis, la distinction qui existait entre Bio française et européenne concernait l’élevage, et elle est appelée à disparaitre.

    Si l’on s’en tient donc au point de départ de notre discussion, j’attends toujours, et patiemment, que l’on me montre que la Bio française est plus contraignante, notamment en ce qui concerne le recours aux phytos.

    En espérant que cela puisse se faire dans le calme et le respect mutuel…

  12. Le 07 déc 2007 à 11:57 par zygomar #

    Le 07 déc 2007 à 11:08 par R #

    le cuivre est prévu dans le cahier des charges, donc pas de dérogation non plus

    va falloir faire mieux que ça

    et on a déjà eu ce débat sur le cuivre

    ====Quand on lit un article, il vaut mieux aller jusqu’au bout et ne pas se contenter de s’arrêter là où çà arrange…

    Il n’était pas question QUE du cuivre dans cet article!!

    En effet, sans l’aide de produits phytosanitaires « naturels » ou de « synthèse », la situation aurait tout simplement été catastrophique presque partout en France. Du coup, la vente de ceux-ci est « en hausse d’environ 15 à 20 %, voire beaucoup plus selon les régions », selon les premières estimations de Jean-Charles Bocquet, directeur de l’union des industries de la protection des plantes (UIPP).

  13. Le 07 déc 2007 à 12:04 par R #

    en relisant l’article on remarque que l’on a déjà refait référence aux “conventionnels” (mot bateau mais pour faire rapide)

    ci-dessous l’extrait, peu clair, que chacun lira comme il l’entend

    Et contrairement aux idées reçues, ce millésime 2007 n’a pas été plus difficile pour les bio que pour les conventionnels, même si je connais des bio ayant perdu toute leur récolte. Les bons techniciens, avec de bons outils, ont réussi dans les deux familles, pas les autres », poursuit Daniel Noël. En effet, sans l’aide de produits phytosanitaires « naturels » ou de « synthèse », la situation aurait tout simplement été catastrophique presque partout en France. Du coup, la vente de ceux-ci est « en hausse d’environ 15 à 20 %, voire beaucoup plus selon les régions », selon les premières estimations de Jean-Charles Bocquet, directeur de l’union des industries de la protection des plantes (UIPP).

    on remarquera aussi une remarque qui revient quand on parle avec des Bio ou leurs représentants : pour réussir en Bio il faut être très compétent en conventionnel.

  14. Le 07 déc 2007 à 15:39 par zygomar #

    “on remarquera aussi une remarque qui revient quand on parle avec des Bio ou leurs représentants : pour réussir en Bio il faut être très compétent en conventionnel”

    ===== C’est précisément ce que disait, en mieux, l’article que j’ai copié ci-dessus!!!

    “Les bons techniciens, avec de bons outils, ont réussi dans les deux familles, pas les autres », poursuit Daniel Noël.”

  15. Le 07 déc 2007 à 21:45 par R #

    j’en reviens encore et toujours à la même demande : où est-il écrit (comme le prétend mother gwen) que le producteurs du reste de l’europe ont une possibilité de recours aux phytos auxquels les bio français n’auraient pas le droit?

    et non je ne lacherai pas le morceau

  16. Le 10 déc 2007 à 13:18 par R #

    alors toujours rien?

  17. Le 08 avr 2008 à 11:30 par Agrovert #

    Ce site possède un bien beau nom pour des articles bien faiblement argumentés.

    Et pour répondre à l’internaute qui se plaint du coût de la conversion à l’agriculture biologique, je rappèle tout d’abord que les aides à la conversion s’échelonnent de 100 à 600 euros MAXIMUM versés une seule fois, puis de 80 à 350 euros/ha sur une base régulière.

    Je propose donc à cet internaute, qui se plaint du coût supporté par le contribuable, de nous rappeler le coût de l’agriculture conventionnelle et de faire le calcul suivant :

    Quel est le montant d’aides ANNUELLES / ha accordé à des cultures telles que le maïs irrigué et toutes les cultures conventionnelles ?
    Quel est le total d’aides lorsqu’on applique ce montant/ha à l’ensemble des surfaces cultivées en conventionnel ?

    Quel est le montant de l’aide aux surfaces en bio ?

    Dans l’attente de sa réponse…

  18. Le 08 avr 2008 à 19:03 par rageous #

    “les aides à la conversion s’échelonnent de 100 à 600 euros MAXIMUM versés une seule fois”
    C’est pas tout à fait ce que j’ai lu, cette aide viendrait en plus de l’aide de l’Etat (?) (et selon les Dprt et les Régions) comme j’ai l’exemple de Champagne Ardennes qui fixe cette aide reconversion de 100 € (prairies), 200 €(cultures annuelles), 350 €(vignes, vergers) et 600 € (maraichage) et versée chaque année, la période de conversion étant établie pour 3 année, la 4ème est en agrément AB et à condition de tenir le contrat durant au moins 5 années.
    Et comme je ne suis pas en conversion, je ne peux affirmer tout ceci. Savoir si ces chiffres viennent en plus de l’aide PAC ou si elles intègrent la base (ex: PHAE 2, la nouvelle est fixée à 76 €/ha, plafond de 7600 €/an (100 ha); l’ancienne était à 68 €/ha, plafond à 6800 €; ceci pour des prairies naturelles ou temporaires et si les préfectures auront les fonds nécessaires auquel cas les aides pourront êtres revues à la baisse)) Pour les autres cultures, le calcul des aides dépend aussi des rendements selon les zones, irriguées ou non, gel(volontaire), etc., donc des aides pas seulement réservées aux producteurs en conventionnels mais à toute l’agriculture.
    Effectivement une aide incitative de 1000 €/ha peut paraitre surprenante et séduisante, et pour être en élevage ovin extensif, taux de chargement 0,3, l’agrément bio à portée de main…(déjà en Label Rouge), ce ne sera évidemment pas par philantropie mais par intérêt que je tenterais une conversion, seulement mon aversion envers cet “idéal” ne m’y engage vraiment pas, désolée…

  19. Le 08 avr 2008 à 23:21 par imbellis72 #

    Moi je comprend pas un pays qui versent des aides pour un secteur économique (quel qu’il soit). Mon frère a monter sa boite en bâtiment, il a eu aucune aide. Ras-le bol de payer pour des activités trop chères et non rentables sans toutes ces aides à la con.

    Si l’agriculture bio veut ce développer , ok! Mais pas avec mes impots, ils seront mieux utilisés dans les hospitaux, les pompier, ou l’éducation…

    @ Agrovert:
    Tu demandes “Quel est le total d’aides lorsqu’on applique ce montant/ha à l’ensemble des surfaces cultivées en conventionnel ?”
    Les aides agricoles en France c’est 9 milliards d’euros, la SAU c’est 28,5 millions d’hectares; ce qui nous donne 317 euros d’aide / hectare. C’est bien moins que ce que demande les AB. Mais c’est déjà beaucoup trop à mon gout.

  20. Le 09 avr 2008 à 1:10 par rageous #

    “Ras-le bol de payer pour des activités trop chères et non rentables sans toutes ces aides à la con.”
    On est bien d’accord mais quand cela permet de maintenir les prix pour le producteur et permettre à tous de se nourir convenablement!…
    Pour d’autres c’est une rémunération déguisée pour un statut de “jardinier de l’espace” (7600 €/an) un complément de prix pour une activité peu rémunératrice pour le temps de travail qu’elle impose et pourtant salvatrice pour des milieux “naturels” prompts à l’embroussaillement et à l’incendie.
    Si l’Etat devait prendre en charge une activité salariée pour cela, je ne suis pas certaine que le bilan soit positif rapport coût/résultat.
    A voir la nouvelle PHAE l’accent est mis sur la nécessité de pérenniser les espaces pâturés; le constat qu’une défection pour ce genre d’installation par la non reprise des exploitations est certaine surtout si elles ne possèdent pas un montant d’aide incitatives.
    Et puis ça rémunère des acteurs et non pas des agents de développement…
    Concernant ce nouveau dossier, l’élaboration en devient presque grotesque, là aussi on sent nos “élaborateurs” un peu loin du terrain d’action; la saisie des dossiers ne va pas être sans mal non plus!
    La PAC ne finance pas que les agris, un bon paquet de fonctionnaires en dépendent, sans compter ceux qui se sucrent au passage…

  21. Le 09 avr 2008 à 11:49 par thierry #

    Comment sortir de cette PAC ?
    Ce systeme d’aides européennes peut il s’arrété?
    Comment produire des denrées alimentaires au prix mondiale,avec des contreintes suplémentaires ?
    Nos impots sont ils mals utilliser l’orsqu’ils permettes a un continent comme l’europe de manger a sa faim ,avec un rapport qualitée prix acceptable?
    Et L’entretien du téritoire ??
    quand je vois ce que coute l’entretien des éspaçes publiques ,si ont devais multiplié par 28.5 millions d’HA !!

  22. Le 09 avr 2008 à 13:28 par thierry #

    les entreprises peuvent être subventionnées.
    http://www.aide-et-subvention.com

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