Nous avons omis de souligner ce conseil capital donné par un jardinier amateur interviewé par le Parisien-Aujourd’hui en France (cf billet ci-dessous) : les producteurs de fruits et légumes doivent faire des rotations de cultures quand celles-ci ont « été victimes l’année précédente d’une attaque de mildiou ». C’est une très bonne idée. Allons y gaiement : la vigne d’une année devient un verger l’année suivante, la production de cerises devient une culture de poires. Ce que ça va être amusant !
Le ministre français de la Pêche Michel Barnier ne comprend pas la décision de la Commission européenne d’interdire la pêche au thon rouge en Méditerranée. Dans une interview au “Journal du dimanche”, il demande des explications à Bruxelles et exige des preuves sur le dépassement des quotas.
Le Ministre nous livre ensuite une série de petites perles.
“Mon état d’esprit n’est pas d’entrer en guerre avec la Commission mais je veux l’obliger à expliquer ses décisions de manière intelligible”. “Je veux savoir où se trouve le problème. J’attends des preuves. S’il y a un problème de méthode, alors il faut changer de méthode”, note-t-il. Et d’ajouter: “Compte tenu de la défiance actuelle des citoyens européens à l’égard de Bruxelles, il vaut mieux que les décisions soient motivées ». Ha oui ? Et bien sur beaucoup d’autres dossiers, il y a un certains nombre de motivations que l’on attend toujours…
« Selon les prévisions, il sera nécessaire de doubler la production agricole d’ici à 2050, au regard de la croissance démographique et de l’évolution des habitudes alimentaires ». C’est ce que rapporte la journaliste Laetitia Clavreul dans le quotidien Le Monde (daté du 4 juin 2008) à l’occasion de La conférence internationale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui vient de s’ouvrir du 3 au 5 juin à Rome. Pour permettre à l’agriculture de relever les défis qui l’attendent, Bruno Dorin, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) affirme que l’espoir réside dans l’”intensification écologique” de l’agriculture, mais “la recherche en est encore à la préhistoire”.
Agriculteurs et industriels s’allient pour réclamer une révision du projet de loi de modernisation de l’économie. Ce texte, qui sera présenté lundi en conseil des ministres, concerne tout particulièrement les relations industrie-distribution. Et le “front commun” qu’il a suscité entend faire pression sur le gouvernement pour obtenir un amendement obligeant les distributeurs à justifier sur facture les avantages tarifaires qu’ils réclament aux industriels en contrepartie de différents services :
catalogues publicitaires ou encore “têtes de gondole” dans les magasins.
La fronde vient de l’Ania, la FNSEA, Coop de France (coopératives agricoles), CGGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), la FEEF (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France) et la CGI (Confédération française du commerce interentreprises).
Les pays riches n’ont pas eu la volonté d’aider les nations plus pauvres avec les fonds, les semences et les investissements destinés à la mise sur pied des infrastructures nécessaires à l’augmentation de la production céréalière mondiale, a jugé vendredi Jacques Diouf, secrétaire général de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation.
“Si le travail nécessaire est fait, la production augmentera à un rythme impressionnant”, a-t-il ajouté à Brasilia, à l’issue de la réunion bi-annuelle de la FAO en Amérique latine. Mais sans aide, les pays en développement ne peuvent tout simplement pas renforcer la production.
Laquelle production ne risque donc pas de s’accroître en 2009, a-t-il ajouté.
Au fait, qu’a dit le Grenelle de l’environnement sur ces problèmes alimentaires ? Pas grand chose. Egoïsme toujours.
Les écologistes sont-ils des gens sérieux ? A en juger certaines des alternatives farfelues qu’ils soutiennent, la réponse est clairement non ! C’est notamment le cas de l’agriculture biodynamique, bien connue des milieux écolo-bo-bos tendance « New Age », qui est régulièrement promue en France en tant qu’alternative à l’agriculture conventionnelle par des responsables écologistes. Parmi ceux-ci, on trouve le « croisé antipesticides » François Veillerette, président du MDRGF, et le « pape du bio » Philippe Desbrosses, président d’Intelligence Verte et organisateur des Entretiens de Millançay.
Alerte Environnement vous propose une nouvelle enquête au cœur de la biodynamique. Origines historiques, développement, personnages clés de ce concept en vogue, vous saurez tout sur la biodynamique qui n’hésite pas à s’afficher à la une de la presse et des magasins bio.
Lire l’enquête
Les consommateurs français font une fixation sur les prix alimentaires, mais paradoxalement ce n’est pas sur ce poste qu’ils comptent réduire le plus leurs dépenses (sondage de TNS-Sofres rendu public le 20 mars aux deuxièmes assises de l’industrie alimentaire).
À la question «dans quel domaine direz-vous que vous faites le plus attention à l’augmentation des prix?», 57% des sondés placent les produits alimentaires, devant l’essence (42%) et l’énergie (41%), a révélé Mureil Humertjean, directeur-général adjoint de TNS-Sofres. De même, pour leurs achats alimentaires, ils placent le prix comme étant le critère ils attachent la plus grande attention (78%), devant la date de péremption (71%) et la provenance (34%).
Mais, paradoxe, le domaine dans lequel ils sont prêts à réduire le plus leurs dépenses est l’énergie (31%), suivi de l’essence (28%), l’alimentation venant en dernière position (12%). Ce sondage montre par ailleurs que 77% des consommateurs sont satisfaits de la sécurité des produits alimentaires et 58% jugent que les industriels maîtrisent mieux les risques qu’il y a une dizaine d’années.
La cour d’appel de CAEN vient de condamner la société INTERDIS (groupe CARREFOUR) à payer 1 million d’euros de dommages et intérêts à la FEDERATION NATIONALE DES PRODUCTEURS DE LEGUMES en réparation du préjudice subi par la profession des producteurs de légumes auxquels le groupe CARREFOUR a imposé en 2000 et 2001 des contrats types de prestations de services spécifiques.
La cour retient que « la diffusion et la mise en œuvre de contrat type à la présentation fallacieuse et permettant de cultiver l’opacité sur la participation des détaillants aux frais d’orientation des produits entre les divers membres du groupe Carrefour constituent bien une faute »
Exactitude de la convention, équilibre de la relation et validité du contrat : la FNPL a ainsi remis à la justice 183 contrats de prestations de service portant, pour cette période, sur une somme totale de plus de 3 600 000 €.
Cette décision vient sanctionner la pratique des marges arrières, largement répandue, qui imposent aux producteurs de payer des prestations aux centrales d’achats sans qu’un service réel ne soit rendu.
Ces pratiques qui ont pour effet de réduire la marge des producteurs les amènent souvent à vendre en dessous du prix de production alors que leur situation de dépendance economique ne leur permet pas de contester les contrats imposés par les centrales.
Arte a réalisée la bonne opération en diffusant le documentaire (volontairement) polémique sur Monsanto. 1,4 millions de personnes étaient devant la petite chaine franco-allemande hier soir, soit 6,5% d’audience. Sans véritable révélation, ce documentaire est un exemple de coup médiatique bien monté.
En attendant notre analyse…
La récolte de blé pour 2008 s’annonce record… Ce qui devrait freiner l’emballement des prix sur la campagne 2008-2009.
En savoir +
L’association Kokopelli a été condamnée à plus de 35.000 € de dommages et intérêts. Pourquoi ? Pour avoir distribué depuis quinze ans des semences non inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés.
Mais coup de théatre dans cette affaire : Nathalie Kosciusko-Morizet estime que l’association remplit une « mission publique ». C’est pourquoi la secrétaire d’Etat à l’Ecologie propose que l’Etat cesse toute poursuite pour éviter à l’association d’avoir à payer la totalité des amendes.
Les agriculteurs “ont le sentiment d’être mal aimés. Ils en ont assez d’être considérés comme des pollueurs et ne supportent plus que les écologistes néophytes viennent leur expliquer comment s’occuper de leur terre. Rappelons que le coeur de l’électorat vert, c’est une femme de niveau bac +4.(Š) Pour plaisanter, j’ai coutume de dire aux agriculteurs que s’ils avaient lancé au départ un OGM qui fait maigrir, le débat n’aurait jamais pris la même tournure“. Jean Viard, le “paysan soixante huitard”, candidat à la mairie de Marseille livre une interview pleine de paradoxe, avec du bon et du moins bons (pour ne pas dire du mauvais) dans le journal Les Echos de ce matin.
Relevons juste un passage digne des marchands de peurs d’aujourd’hui : “on sait que si tout le monde vivait comme les français, on irait à la catastrophe par manque de ressources. On serait tous morts”. (si, si puisqu’on vous le dit).
José Bové est devenu, depuis quelques années, l’icône de la lutte contre la mondialisation et contre les OGM. Même s’il n’a pas participé au Grenelle de l’Environnement, il est apparu comme un interlocuteur privilégié du gouvernement, tutoyant et faisant la bise à Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Aujourd’hui, tous les médias consacrent José Bové comme l’homme qui a réussi à obtenir l’interdiction de la culture d’OGM en France, avec sa grève de la faim entamée début janvier 2008 pour réclamer un moratoire sur le maïs transgénique Mon 810. Toutefois, comment expliquer le phénomène Bové et les raisons de l’importante médiatisation dont il bénéficie ?
Pour comprendre le phénomène Bové, découvrez sans plus attendre notre enquête sur www.alerte-environnement.org
« Claude Allègre est un homme avec qui j’aimerai un jour travailler. C’est un grand scientifique. Il veut changer les choses » déclare Nicolas Sarkozy lors de son entretien hier avec 8 lecteurs du Parisien. Effectivement, mais la cohabitation entre Claude Allègre et Al Gore risque de faire des étincelles !
“La défense du bien-être animal constitue un enjeu majeur de notre civilisation moderne. La France doit relever ce défi, en conciliant la préservation de notre patrimoine culturel et religieux et la protection animale (sic !). Le statut de l’animal doit être mieux défini.
C’est pourquoi j’ai demandé au Ministre de l’Agriculture et de la Pêche d’engager un travail de réflexion sur la question du bien-être et de la protection animale associant pour la première fois l’ensemble des acteurs impliqués et rassemblant les cinq collèges suivant :
- Elus locaux et parlementaires
- Professionnels et associations
- ONG
- Scientifiques
- Ministères (Recherche, Environnement, Intérieur, Education nationale et Justice)”
Voilà l’essentiel de la lettre adressée le 11 février à la Fondation Brigitte Barjot par Nicolas Sarkozy. En clair, le Président de la République appelle à un Grenelle des animaux. Il utilise la même syntaxe en parlant de collèges. Voilà qui devrai rassurer les agriculteurs sur les priorités gouvernementales…
Lire la lettre de Nicolas Sarkozy
Ca y est : c’est parti pour un tour. Comme chaque année à la même époque, les agriculteurs montent à la capitale à l’occasion du Salon International de l’Agriculture. Après Nicolas Sarkozy hier, quelques 600.000 visiteurs sont attendus. Parmi eux des professionnels bien évidemment, venus des 5 continents, mais aussi de nombreux touristes et des familles qui profitent de cette gigantesque ferme en plein cœur de Paris.
Vous avez jusqu’au 3 mars pour en profiter ; après, il sera trop tard. Si vous venez le jeudi 28 février, vous pourrez croiser le premier ministre et si vous arpentez les allées du SIA mardi ou mercredi, préparez vous à tomber sur… Jacques Chirac. L’ancien président est connu pour son savoir-faire dans ce contexte agricole.
Agriculture je t’aime ! est le troisième tome d’une collection qui chaque année, à l’issue d’un concours, regroupe les meilleurs clichés réalisés par des photographes amateurs. Chaque photo est commentée par une personnalité du monde agricole. Michel barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a ainsi choisi une photo de vache salers. En 25 photos illustrant l’agriculture d’aujourd’hui, ce recueil témoigne que l’art en campagne a toute sa place, et nous fait ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure.
Le concours Agriculture, je t’aime ! 2008 a débuté le 14 décembre. Toutes les informations sont sur le site www.agriculturejetaime.com. A vos appareils photos !