L’association Kokopelli a été condamnée à plus de 35.000 € de dommages et intérêts. Pourquoi ? Pour avoir distribué depuis quinze ans des semences non inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés.
Mais coup de théatre dans cette affaire : Nathalie Kosciusko-Morizet estime que l’association remplit une « mission publique ». C’est pourquoi la secrétaire d’Etat à l’Ecologie propose que l’Etat cesse toute poursuite pour éviter à l’association d’avoir à payer la totalité des amendes.
Les agriculteurs “ont le sentiment d’être mal aimés. Ils en ont assez d’être considérés comme des pollueurs et ne supportent plus que les écologistes néophytes viennent leur expliquer comment s’occuper de leur terre. Rappelons que le coeur de l’électorat vert, c’est une femme de niveau bac +4.(Š) Pour plaisanter, j’ai coutume de dire aux agriculteurs que s’ils avaient lancé au départ un OGM qui fait maigrir, le débat n’aurait jamais pris la même tournure“. Jean Viard, le “paysan soixante huitard”, candidat à la mairie de Marseille livre une interview pleine de paradoxe, avec du bon et du moins bons (pour ne pas dire du mauvais) dans le journal Les Echos de ce matin.
Relevons juste un passage digne des marchands de peurs d’aujourd’hui : “on sait que si tout le monde vivait comme les français, on irait à la catastrophe par manque de ressources. On serait tous morts”. (si, si puisqu’on vous le dit).
José Bové est devenu, depuis quelques années, l’icône de la lutte contre la mondialisation et contre les OGM. Même s’il n’a pas participé au Grenelle de l’Environnement, il est apparu comme un interlocuteur privilégié du gouvernement, tutoyant et faisant la bise à Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Aujourd’hui, tous les médias consacrent José Bové comme l’homme qui a réussi à obtenir l’interdiction de la culture d’OGM en France, avec sa grève de la faim entamée début janvier 2008 pour réclamer un moratoire sur le maïs transgénique Mon 810. Toutefois, comment expliquer le phénomène Bové et les raisons de l’importante médiatisation dont il bénéficie ?
Pour comprendre le phénomène Bové, découvrez sans plus attendre notre enquête sur www.alerte-environnement.org
« Claude Allègre est un homme avec qui j’aimerai un jour travailler. C’est un grand scientifique. Il veut changer les choses » déclare Nicolas Sarkozy lors de son entretien hier avec 8 lecteurs du Parisien. Effectivement, mais la cohabitation entre Claude Allègre et Al Gore risque de faire des étincelles !
“La défense du bien-être animal constitue un enjeu majeur de notre civilisation moderne. La France doit relever ce défi, en conciliant la préservation de notre patrimoine culturel et religieux et la protection animale (sic !). Le statut de l’animal doit être mieux défini.
C’est pourquoi j’ai demandé au Ministre de l’Agriculture et de la Pêche d’engager un travail de réflexion sur la question du bien-être et de la protection animale associant pour la première fois l’ensemble des acteurs impliqués et rassemblant les cinq collèges suivant :
- Elus locaux et parlementaires
- Professionnels et associations
- ONG
- Scientifiques
- Ministères (Recherche, Environnement, Intérieur, Education nationale et Justice)”
Voilà l’essentiel de la lettre adressée le 11 février à la Fondation Brigitte Barjot par Nicolas Sarkozy. En clair, le Président de la République appelle à un Grenelle des animaux. Il utilise la même syntaxe en parlant de collèges. Voilà qui devrai rassurer les agriculteurs sur les priorités gouvernementales…
Lire la lettre de Nicolas Sarkozy
Ca y est : c’est parti pour un tour. Comme chaque année à la même époque, les agriculteurs montent à la capitale à l’occasion du Salon International de l’Agriculture. Après Nicolas Sarkozy hier, quelques 600.000 visiteurs sont attendus. Parmi eux des professionnels bien évidemment, venus des 5 continents, mais aussi de nombreux touristes et des familles qui profitent de cette gigantesque ferme en plein cœur de Paris.
Vous avez jusqu’au 3 mars pour en profiter ; après, il sera trop tard. Si vous venez le jeudi 28 février, vous pourrez croiser le premier ministre et si vous arpentez les allées du SIA mardi ou mercredi, préparez vous à tomber sur… Jacques Chirac. L’ancien président est connu pour son savoir-faire dans ce contexte agricole.
Agriculture je t’aime ! est le troisième tome d’une collection qui chaque année, à l’issue d’un concours, regroupe les meilleurs clichés réalisés par des photographes amateurs. Chaque photo est commentée par une personnalité du monde agricole. Michel barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a ainsi choisi une photo de vache salers. En 25 photos illustrant l’agriculture d’aujourd’hui, ce recueil témoigne que l’art en campagne a toute sa place, et nous fait ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure.
Le concours Agriculture, je t’aime ! 2008 a débuté le 14 décembre. Toutes les informations sont sur le site www.agriculturejetaime.com. A vos appareils photos !
« Monsieur Mamère, voilà vingt ou trente ans que vous cherchez à présenter les agriculteurs et les pêcheurs comme des ennemis de l’environnement, que vous cherchez à les montrer du doigt, que vous cherchez à les stigmatiser, que vous cherchez à leur donner des leçons de morale, alors même que ces agriculteurs et ces pêcheurs sont les seuls, dans notre société, à travailler jour et nuit avec l’eau, la terre et l’air, alors qu’ils sont les premiers concernés, les premiers touchés par le réchauffement climatique.
Monsieur Mamère, les agriculteurs que vous stigmatisez ont davantage besoin de respect que de polémique. Ils ne vous ont pas attendu pour adopter, depuis des années pour la plupart d’entre eux, volontairement, des pratiques raisonnables, raisonnées et responsables. »
Telle fut la réponse de Michel Barnier à une question de Noël Mamère sur les pesticides lors de la dernière séance de questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale. Un signe en direction des agriculteurs, et particulièrement de ceux qui se sentent délaissés depuis le Grenelle ?
Dernière trouvaille de Greenpeace : devenir végétarien pour la planète ! L’information concerne pour le moment le continent Nord-Américain. Mais la population ne semble pas prête à franchir le pas. Selon un sondage en ligne sur un site canadien, moins d’un nord américain sur cinq pensent que la population va répondre à l’invitation de Greenpeace.
« Il est très préjudiciable de créer des peurs au sein de la population. Cette décision va créer plus de problèmes qu’elle n’en règle. On va devoir réutiliser les pesticides ».
C’est ce qu’a déclaré Patrick Ollier, député UMP, au sujet de la suspension de la culture du maïs OGM MON 810
« Le sort du maïs transgénique MON 810 n’est pas scellé. Mercredi 9 janvier, le sénateur (UMP) Jean-François Le Grand, président de la Haute autorité provisoire sur les OGM, rendait public l’avis qu’elle venait de rédiger sur ce maïs de Monsanto, estimant que son usage soulevait des “doutes sérieux”. (…)Douze scientifiques et deux non-scientifiques membres de la Haute autorité provisoire (qui compte quinze scientifiques et dix-neuf non-scientifiques) ont publié un court texte “apportant des précisions” sur cet avis. Ils font remarquer que celui-ci “ne comporte pas les termes de “doutes sérieux”, pas plus qu’il ne qualifie les faits scientifiques nouveaux de “négatifs”.” Les signataires se déclarent “gênés par le décalage entre l’avis tel qu’ils l’ont rédigé et sa transcription” par M. Le Grand lors de sa présentation à la presse. Ils regrettent par ailleurs “le manque de temps qui ne leur a pas permis, d’une part, de réaliser une expertise plus complète du MON 810 selon les critères de l’expertise collective, et, d’autre part, de relire sereinement l’avis avant sa diffusion”. »
A lire cet extrait d’un article du Monde, on observe la naissance d’une polémique importante à propos du MON 810. On va de coup de théâtre en coup de théâtre, et pendant ce temps, alors qu’on l’annonçait déjà (et sans doute un peu vite) grand vainqueur, José Bové poursuit sa grève de la faim. Et il a reçu hier la visite de Nicolas… Hulot. Visite curieusement qualifiée de « discrète » dans l’entourage de l’animateur télé vedette.
Jean-Michel Lemétayer a déclaré à l’AFP qu’il considérait le retrait du projet de loi sur les OGM comme “une reculade du gouvernement, de la politique spectacle. (…) Avant les municipales de mars, le gouvernement manque de courage politique et cède au chantage des ONG, de certains écologistes et des grévistes de la faim (…) Les propos du Président de la République et cette annonce préfigurent l’activation de la clause de sauvegarde, même si on connaît à l’avance la réponse de Bruxelles qui sera négative”, estime le président de la FNSEA.
Découverte d’une parcelle d’OGM non autorisé sur la commune de Hédé (35) ?
Rappelez-vous, fin Novembre, la presse a fait un grand bruit d’un communiqué alarmiste du Conseil régional de Bretagne affirmant : « Pour la Région Bretagne une étape de plus vient d’être franchie dans la prolifération incontrôlée d’organismes génétiquement modifiés en Bretagne. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cet évènement grave pour notre environnement. Selon toute vraisemblance, il s’agit de l’OGM BT 11 jugé trop risqué pour l’environnement par Stavros Dimas , commissaire européen à l’environnement . »
Le 29 novembre dernier, une plainte à été déposée auprès de la gendarmerie par l’association anti-OGM Agrobio ;
Le 3 janvier est paru sur le site Agrisalon le discret communiqué suivant :
« PAS D’OGM DANS LES ECHANTILLONS DE MAIS PRELEVE SUR LE CANTON DE HEDE (35) » PAR L’ASSOCIATION AGROBIO EN NOVEMBRE DERNIER.
Le laboratoire chargé d’expertiser des prélèvements issus de résidus d’une récolte de maïs sur le territoire communal de Saint Symphorien dans le canton de Hédè ( Ille et Vilaine) a rendu son rapport. Il ressort qu’il n’a pas détecté d’organisme génétiquement modifié dans les semences ni dans l’ensilage après extraction d’ADN, à indiqué cet après midi le parquet de Rennes »
Peut-on espérer que le Conseil régional de Bretagne emploi autant d’énergie a faire diffuser cette réconfortante information que réhabilite un agriculteur injustement suspecté ?
Champion toutes catégories, monsieur le ministre de l’agriculture Michel Barnier s’est vu attribué le premier prix et la « boulette d’or 2007 », pour son discours durant le congrès de « Coop de France » le 29 novembre à Paris : « Je souhaite que vos coopératives et donc vos salariés sur le terrain, s’engagent sur des résultats de diminution des intrants. Ce qui signifie que la rémunération doit être liée à la réalisation de cet objectif et non aux volumes de produits vendus. » Bruissements dans la salle…
Source : Le Mag Cultures
On apprend qu’en 2007 les agriculteurs ont vu leurs revenus exploser : + 12 % du revenu net moyen. Cette augmentation fait suite à une augmentation de 15 % en 2006.
Bonne nouvelle pour tous les agriculteurs ? Pas forcément, car derrière ces chiffres se cachent de très fortes disparités. Ainsi les céréaliers ont pu tirer profit de la hausse du cours des céréales, et particulièrement du blé (+ 60 %). Pour ces derniers le revenu net avant impôt a quasiment doublé en un an. Mais dans le même temps, les éleveurs de porcs et de volailles ont quand à eux vu leurs revenus fondre de moitié en 2007.
La patuline est une mycotoxine dont la teneur, dans les denrées alimentaires est réglementée. Elle est présente notamment dans les produits cidricoles non ou peu fermentés (jus de pomme, cidre doux, apéritifs à base de pomme).
Quelques bonnes pratiques au verger et durant la transformation peuvent permettre de limiter ce risque. Le SRPV et la Direction Régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes de Haute Normandie, associés au sein de la Mission Interservices de Sécurité Alimentaire, vous informent sur ce risque pour la santé humaine.
Les analyses réalisées par la DRCCRF entre 2003 et 2006 sur des produits à base de pommes à cidre élaborés en Haute Normandie (jus de pomme, cidre et apéritifs à base de cidre comme le Pommeau de Normandie AOC) montrent un taux de non conformité alarmant entre 21 et 35 % selon les types de produits. Il importe donc de mettre en oeuvre rapidement des mesures pertinentes pour faire baisser ce fort niveau de contamination qui, outre l’aspect sanitaire, ne peut que nuire à la renommée des produits cidricoles.
Selon la préfecture de paris (sic !), pour la deuxième année consécutive, aucune chrysomèle des racines de maïs n’a été détectée cet été. L’insecte qui ravageait depuis plusieurs année les plantations de maïs, notamment à proximité des aéroports, semble donc éradiqué.