Selon le blog de Jean-Michel Apathie, à propos de l’éventuelle arrivée de Claude Allègre au gouvernement, « Jean-Louis Borloo a indiqué que toute nomination le concernant devrait obligatoirement être suivie d’une explication de sa part. Le sous entendu est clair: pour le ministre de l’Écologie, il ne pourrait s’agir que d’un renoncement à ses thèses contestatrices du réchauffement climatique. »
Le résultat des élections d’aujourd’hui devrait influencer la future décision de Nicolas Sarkozy à propos d’un remaniement.
Une Mariannes d’OR-Grenelle de l’environnement, a été remise au Sénat à Charles Kloboukoff, PDG Groupe Léa Nature en novembre dernier. On apprend dans le dossier de presse que ce Concours cherche à être une « vitrine des bonnes pratiques des élus de la République et de ceux qui la serven ». Donc Léa Nature sert la République dans la catégorie pédagogie pour son action en faveur des abeilles. Rien de moins !
Ce groupe mène grandes campagnes de publicité en partenariat Terre d’abeilles et le MDRGF (Le Monde, les Echos… [lire ici et ici]). Les publicités pleine page reprennent une phrase “attribuée probablement à tort Einstein” (journal 20 minutes du 22/02/2008) qui donnait 4 ans de survie à l’humanité, si les abeilles venaient à disparaître. Adhérente du Club 1 % pour la planète, Jardin Bio (Groupe Léa Nature) entreprise basée à La Rochelle, consacre au minimum 1 % de son chiffre d’affaire annuel à des associations environnementales.
A notre connaissance, les actions des associations citées ci-dessus sont basées sur la sensibilisation du grand public notamment dans les villes.
Question : que font ces mêmes associations pour aider concrètement les apiculteurs des champs ?
Moins d’un étudiant sur trois se dit préoccupé par les problèmes liés à l’environnement. C’est ce qui ressort d’une enquête Opinion Way pour l’Enseignement supérieur et la Recherche. Les étudiants se sentent davantage concernés par l’emploi, l’insertion professionnelle, le pouvoir d’achat ou encore le logement.
« Claude Allègre est un homme avec qui j’aimerai un jour travailler. C’est un grand scientifique. Il veut changer les choses » déclare Nicolas Sarkozy lors de son entretien hier avec 8 lecteurs du Parisien. Effectivement, mais la cohabitation entre Claude Allègre et Al Gore risque de faire des étincelles !

Al Gore poursuit son business florissant grâce à ses prédictions catastrophiques. Le voilà maintenant qui publie un livre à destination des enfants… Les parents complexés par le discours ambiant sur l’état de la planète et l’importance de l’empreinte écologique liée à l’existence même de leurs enfants vont se racheter une conscience à 14,90 €, soit le prix du livre l’Al Gore.
Décidément les OGM ont le vent en poupe… dans les médias. Et ces derniers, curieusement, sont de plus en plus nuancés. Alors qu’il y a encore quelques semaines, tout journaliste traitant le sujet se devait, (sous la pression des rédactions ?), de démontrer par A+B le danger des OGM, on assiste à un apaisement sur le sujet. Dans l’Express de cette semaine, outre l’interview plus que médiatique de Carla Bruni, on trouve un intéressant dossier consacré aux OGM. Intitulé « Ce qu’on ne vous dit pas sur les OGM », il commence fort dès le sous-titre : « Entre les partisans et les adversaires des organismes génétiquement modifiés, la polémique n’en finit pas. Nouvelle révolution verte pour les uns, menace sur la santé et l’environnement pour les autres. A l’heure où la question fait débat en France, l’enquête d’une chercheuse de l’Inra – dont l’Express a eu la teneur – pèse le pour et le contre. Et met à mal nombre d’idées reçues. »
Et cette présentation est à l’image du dossier : équilibré. En substance : il y a un manque d’expertise sur le sujet. « Voilà plus de dix ans que les Américains mangent des OGM, et ils ne sont pas malades pour autant ! Monsanto, le fabricant du maïs désormais interdit en France, le répète encore dans sa lettre au ministère de l’Agriculture. « Aucun effet néfaste sur la santé n’a été observé au cours des onze années pendant lesquelles les variétés de maïs MON 810 ont été consommées », écrit Jean-Michel Duhamel, président de la filiale française. C’est vrai. Mais si les autorités américaines n’ont rien remarqué d’inquiétant, c’est notamment parce qu’elles n’ont rien… cherché. »
Voilà le message de l’Express : stop au procès d’intention sur les OGM et en même temps, multiplions les études. Voilà un consensus possible mais en France, on préfère visiblement le grand écart permanent.
Dans son article publié ce matin, Valeurs Actuelles revient sur la polémique née entre la Haute autorité et le gouvernement à propos de l’activation de la clause de sauvegarde.
« L’examen du projet de loi a été retardé. Et le rapport sur le MON 810 a été réclamé dans l’urgence à la Haute Autorité. « Soudain, à Noël, le gouvernement nous a demandé d’être prêts à présenter nos conclusions sur le MON 810 pour la galette des rois… », confie Christophe Terrain, membre de la Haute Autorité et président de l’Association générale des producteurs de maïs. « L’encre n’était pas sèche que la conférence de presse était organisée pour rendre compte des conclusions de la Haute Autorité », ajoute Xavier Beulin, premier vice-président de la FNSEA. »
On rappelle que Xavier Beulin a démissionné de la Haute Autorité suite à l’explication de l’activation de la clause de sauvegarde. Quand à Jean-Louis Borloo, comme le fait remarquer un internaute, lors de son coup de gueule chez Elkabbach, il n’a pas du tout parlé de la Haute Autorité et du rapport à l’origine de la clause de sauvegarde. Valeurs Actuelles y revient aussi ce matin : « Il [NDLR : Xavier Beulin] confirme ce que tout le monde chuchote. Les éléments annoncés par le gouvernement pour justifier la clause de sauvegarde ne sont pas conforme à ce qui s’est dit au sein de la Haute Autorité. Le gouvernement fait état de faits scientifiques nouveaux qui conduiraient à des « doutes sérieux ». Or les membres de la Haute Autorité contestent avoir utilisé semblable expression. »
Zara Whites, ex-porno star vient de se reconvertir. La voilà devenue la nouvelle mascotte des écolos qui espèrent trouver avec ce sex-symbol un outil de com performant.
L’éco-blog de Zara
« Je fais très attention à tout cela depuis très longtemps – question d’éducation, je pense. La télé n’est jamais en veille, je ne gaspille pas l’eau, les lumières ne sont pas allumées pour rien [NDLR : sauf sur les plateaux télé, Jean-Pierre]. J’avais un 4X4…, je ne l’ai plus » Jean-Pierre Foucault
« Je ne jette pas de papier ni de chewing-gums dans la rue » Laurence Ferrari [NDLR : Bravo !]
« Depuis longtemps je fais le tri sélectif : j’ai plusieurs poubelles et je fais très attention » Laurent Boyer
« Depuis les années 70, je mange et j’achète bio » Stéphane Rotenberg [NDLR : Vraiment ?...]
Sans surprise, nos animateurs télé sont tous exemplaires. Il faut bien suivre l’air du temps ; tout va si vite dans les médias…
La très médiatique association Terre d’Abeilles, qui s’offre régulièrement des pleines pages de publicités dans la presse quotidienne, vient de perdre du crédit aux yeux de la communauté scientifique. C’est en effet cette association qui s’était élevée contre l’autorisation du Cruiser et avait demandé une contre-expertise à l’Afssa via le Ministère de l’agriculture. Mais l’Afssa n’a pas changé d’avis. Franck Aletru, apiculteur militant anti-gaucho, anti-régent, anti-Cruiser et autres insecticides n’a visiblement pas pesé lourd lors d’une audience à l’Afssa.
Extrait du communiqué de l’Afssa :
« A la demande d’un des représentants de la profession apicole, l’Association Terre d’abeilles, le Ministère de l’Agriculture a demandé à l’Afssa d’auditionner des scientifiques à l’occasion de la réunion de son Comité d’experts spécialisé “Produits phytosanitaires : substances et préparations chimiques”, réunion qui s’est donc tenue le 16 janvier 2008. (…) Ainsi, le 16 janvier dernier, Mr Luc Belzunces, chercheur à l’INRA d’Avignon, a présenté les résultats de ses travaux relatifs à une “Etude comparée des impacts de trois classes d’insecticides néonicotinoïdes chez l’abeille” dans le cadre du programme communautaire sur l’apiculture 2005-2006.
Mr Franck Alétru, apiculteur-éleveur, n’a pas souhaité développer le sujet initialement prévu sur “l’impact des résidus neurotoxiques présents dans les pollens sur la santé de l’abeille et sur l’activité de la colonie” mais a exposé ses critiques sur l’avis de l’Afssa. (…) Mr L. Belzunces a présenté des résultats expérimentaux de toxicité aiguë, réitérée ou chronique, obtenus en laboratoire avec diverses substances actives, parmi lesquelles le thiaméthoxam, administrées aux abeilles dans du sirop. Mr L. Belzunces a convenu que ces résultats sont très difficilement extrapolables à des résultats que l’on pourrait attendre après une exposition au travers du pollen.
Mr F. Alétru n’a présenté aucun élément expérimental nouveau. »
L’explication de Jean Lassalle sur l’affaire Hulot : le député était invité le week-end dernier chez Laurent Ruquier dans “On n’est pas couché”.
Suite à l’affaire Hulot vs Lassalle, on peut noter le curieux silence radio de Nicolas Hulot et de sa fondation. Rien non plus sur les différents sites web de la FNH. Il faut dire qu’il y est allé un peu fort Nicolas.
C’est ce que titre Le Point ce matin sur les problèmes rencontrés par les apiculteurs. Régulièrement à la une des journaux, le dossier abeilles n’en finit plus. « De très nombreuses ruches ne passeront pas l’hiver » estime Le Point. Pour l’hebdomadaire, « Les apiculteurs observent déjà une surmortalité inquiétante attribuée principalement à deux parasites, le Varroa, suceur de sang, et le Nosema ceranae, sapeur des défenses immunitaires. Ils s’attaquent à des abeilles déjà affaiblies par un manque de pollen, la faute à été pourri. » On n’a donc pas fini de résoudre les problèmes de l’apiculture.
Selon une enquête de la commission européenne, malgré la surinformation sur le sujet, les européens s’estiment ignorant des moyens d’action en faveur de la biodiversité. Toujours selon les conclusions de ce rapport, 93% des Européens considèrent la préservation de la biodiversité comme « une obligation morale pour les générations actuelles ». Mais seul 1 Européen sur 5 se déclare prêt à agir… s’il savait comment.
Ces conclusions impliquent plusieurs conséquences :
- Les ONG doivent arrêter de communiquer à tout va en jouant sur les peurs. C’est inefficace. Le bruit médiatique n’a pas d’application concrète ; un peu à l’image du Grenelle.
- Les médias doivent arrêter de surfer sur cette vague verte. Ils doivent apprendre à moins pratiquer la surinformation et améliorer le contenu de leurs articles et reportages.
- Les entreprises qui financent les ONG pensant agir pour l’environnement en sont pour leur frais. En alimentant la bourse économique des ONG, elles contribuent à la surinformation. Cette dernière est à terme néfaste pour la planète.
Début janvier, Nathalie Koscuisko-Morizet a été invite par Laurent Ruquier dans l’émission “On n’est pas couché ! ». la semaine suivante, Jean-Luc Lemoine, alias « le médiateur », est revenu sur l’attitude de la secrétaire d’Etat lorsqu’elle est embarrassée par les questions des journalistes. Amusant…
Yann Arthus Bertrand n’a rien a envier à Nicolas Hulot en matière de business. Après avoir publié ses photos de « La Terre vue du ciel », il prépare un film intitulé (provisoirement) « Boomerang ». Ce documentaire entend être un « voyage initiatique » autour du monde afin de sensibiliser les « éco-citoyens » aux enjeux environnementaux. Mais produire un film coûte cher. Pas de problème. Dès qu’il s’agit de jouer la « carte verte », les entreprises se bousculent aux portillons pour étaler leur éco-responsabilité… Là, c’est PPR qui devient « partenaire exclusif mondial » de Yann Arthus Bertrand et de son film. Quand aux futurs bénéfices de cette aventure éco-financière, ils seront versés à… GoodPlanet, l’ONG de Yann Arthus Bertrand. On est rassuré, ça reste dans la famille.
Le business de la peur a encore de beaux jours devant lui. Nouvelle illustration hier soir sur France 2 avec un reportage d’Envoyé Spécial sur le trafic des pesticides en Europe. Volontairement terrifiant sur les pratiques agricoles, ce reportage n’apporte en réalité aucune information nouvelle. Oui, il existe des agriculteurs-voyous qui ne respectent pas l’environnement par des pratiques illicites et dangereuses. Mais attention à ne pas en faire une généralité. Selon la journaliste, 80.000 litres d’un produit interdit en Europe ont été vendu en Espagne l’an dernier, soit suffisement pour traiter « 40.000 ha ». Mais la journaliste a oublié de préciser que 40.000 ha ça représente 0,0013 % de la surface agricole utile française. De tels reportages ne peuvent que continuer à donner une image erronée et plus que mauvaise des agriculteurs. Entretenir un climat de peur et alimenter la défiance entre l’agriculture et l’opinion publique est lourd de conséquences. La journaliste ne doit sans doute pas en être consciente. Enfin, espérons que ce soit le cas…
Vu sur le web ce matin : « La Fondation Nicolas Hulot lance le guide de l’Eco-électeur »
Eco-question (sic !) : pourquoi ne pas avoir éco-appeler cet outil : éco-guide de l’éco-électeur ? Il ne suffit pas de coller le préfixe « éco » à tout et n’importe quoi pour devenir « éco-utile ». Arrêtons la langue de bois et l’utilisation de ce pseudo langage écolo… Ca devient n’importe quoi !