Noël Mamère publie (avec Patrick Farbiaz, militant altermondialiste) un livre « La tyrannie de l’émotion » Sous titre : le fait divers comme idéologie politique. Mamère y dénonce le règne de l’émotionnel (!). Bref, l’émotion a envahi le monde politique.
Vous avez bien lu.
Cette page ne suffirait pas à résumer les exemples de politique spectacle de N. Mamère.
On s’en souvient, c’est le même Mamère qui affirme devant une caméra de Karl Zéro être arrivé « à bicyclette ». Avec beaucoup de conviction dans la voix, il affirme : “j’ai fait beaucoup d’efforts, je suis en forme ». Pourtant, des images le montrent arrivant quelques minutes plus tôt sur le lieu du tournage en voiture avec chauffeur (14 février 2007).
Mamère, l’homme politique qui célèbre de manière (très) médiatique une parodie de mariage homosexuel dans sa mairie de Bègles (juin 2004). Ce « mariage » a ensuite été annulé par le tribunal de grande instance de Bordeaux. Cette annulation a été confirmée en appel, puis validée en cassation.
Mamère, le journaliste converti au show politique permanent. Mais promis, Mamère, lui, ne fait pas dans l’émotionnel. Juste du sensationnel.
Des millions de Français participent en ce mois d’aoput aux traditionnelles “férias” où spectacles de toros (course landaise, novillada, corrida), musique, bandas, canard et petits verres font figure d’ingrédients majeurs. De Dax à Bayonne, les afficionados ou amateurs de corridas se régalent alors que la colère des anti-corrida gronde. Les afficionados qui entendent préserver une culture et un art joue la carte intellectuelle quand leurs opposants restent show biz et paillettes. A ce petit jeu-là, la corrida a encore de beaux jours devant elle…
En cette période de vacances, nul ne sait si José Bové se repose en famille. Il faut dire que la presse a toujours été très vague à propos du père de José. Ce dernier, fils d’un maraîcher luxembourgeois a été naturalisé français lorsqu’il est devenu directeur régional de l’INRA. M. Bové - Père était aussi membre de l’Académie des Sciences et ses positions sur les biotechnologies n’étaient pas vraiment les mêmes que celle du petit José. Alors, peu importe si les vacances sont en famille, le plus important est déviter les sujets qui fâchent…
Selon Le Monde, “le groupuscule Les Furieuses Carottes est né en 2007 à l’université de Nanterre. “Il s’agit d’un nouveau groupe d’écoterroristes qui inquiètent de plus en plus les autorités. Et le mouvement prend de lampleur, puisque désormais, toujours selon le grand quotidien du soir, “la Bretagne a ensuite vu s’épanouir les Artichauts mécontents et la Normandie, les Pommes enragées”.
Pour en savoir plus : www.lesfurieusescarottes.com (attention, âme sensible s’abstenir)
Lorsqu’on demande à Thierry Ardisson s’il est écolo, ce dernier n’hésite pas à dire “non” ajoutant qu’il “s’en fout”. Mais poussé dans ses retranchements par ses invités de SLT (Salut Les Terriens), il finit par reconnaître qu’il éteint la lumière lorsqu’il quitte une pièce mais que son action est guidée par un simple soucis d’économie. On lui a alors répondu qu’il était “vert” puisqu’une personne qualifiée de “radin” hier est aujourd’hui appelée “éco-responsable”. De la voiture aux plateaux télé, tout est affaire de mots.
Si vous prenez la route aujourd’hui, attendez-vous à vous faire des amis, beaucoup d’amis. Selon Bison Fûté, la journée est classée au mieux rouge et au pire noir. Jean-Louis Borloo, qui est aussi Ministre des Transports, rappelle quelquesz conseils : vérifier la pression des pneus, éviter les galeries sur le toît, roulez en respectant les limites de vitesse, maîtriser la climatisation… Autant de bons conseils rappelés chaque année. Mais le Grenelle de l’environnement est passé par là. Ces habituels conseils sont donc désormais appelés “règles de l’éco-conduite”…
« L’homme est un singe comme les autres », c’est le titre provocateur du dernier livre d’Emmanuelle Grundmann. On y découvre notamment une succession de photos d’hommes et de singes mises en parallèles. Objectif : mettre le singe au niveau de l’homme, ou plutôt l’homme au niveau du singe. Selon l’auteur, « quand on observe les grands singes, ils paraissent vivre dans un environnement hostile. Mais ils sont capables de trouver les fruits aux bonnes périodes, de soigner leur nid, de faire des outils avec trois brindilles. Ils donnent des leçons d’humilité ».
Elle ne va pas un peu loin Emmanuelle Grundmann ?
Agriculture et alimentation : des pistes innovantes selon « Le Journal du développement durable ».
Et vous, qu’en pensez-vous ?

Présent dans les vignobles méditerranéens, le champignon parasite oïdium, qui se développe notamment avec la chaleur, touche désormais de nouvelles régions. «En 2007, pour la première fois, des viticulteurs du Champenois ont eu la mauvaise surprise d’être touchés par l’oïdium», explique Bernard Molot de l’Institut français de la vigne et du vin. Avec l’augmentation jusqu’à 2 °C des températures maximales entre 1972 et 2002, l’Alsace, le Bordelais et la Bourgogne ne sont plus à l’abri (source : journal 20 minutes 20 mars 2008). Ce champignon, à l’impact important sur la qualité du vin, est problématique à double titre: il est dur à repérer et, lorsque les viticulteurs découvrent une attaque, il est déjà trop tard pour un traitement curatif commente le journaliste David Carzon.
Un programme de Recherche appelé «In Vino Qualitas» suggère donc aux viticulteurs de faire appel à des techniciens pour inspecter leurs vignes, de se former pour repérer ce champignon le plus tôt possible, avant même que le raisin se soit développé et enfin de protéger les vignes avec des traitements appropriés.
Nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de Pâques. Continue Reading »
A l’occasion de la semaine sans pesticides, le journal Le Parisien-aujourd’hui en France se fend d’un article faisant la promotion des jardins bio. Pourquoi pas. Ce pourrait même être une bonne idée de promouvoir les bonnes pratiques. En effet, les jardiniers amateurs utilisent proportionnellement nettement plus d’insecticides que les agriculteurs.
L’article ne me semble pour autant pas très sérieux.
1- Le journaliste Frédéric Mouchon cite un sondage sans dire qui l’a financé et réalisé : ‘76% français des français s’inquiètent de la présence de pesticides dans leur alimentation’. Finalement, c’est assez peu lorsque l’on observe la pression médiatique anti-pesticides en France.
2- Le même Mouchon écrit tranquillement que « Selon Agir pour l’environnement,les études font notamment le lien entre l’exposition aux pesticides et certains cancers ». Il serait intéressant que le journaliste nous dise de quelles études il s’agit (celles de Greenpeace, du MDRGF… ?). Car une des toutes dernières enquêtes scientifiquement sérieuses affirme que « contrairement à certaines allégations le nombre de cancers liés à la pollution est faible en France, de l’ordre de 0,5 %. Il pourrait atteindre 0,85 % si les effets de la pollution atmosphérique étaient confirmés ». Qui le dit ? Rien de moins que l’ Académie de médecine, celle des Sciences, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), en association avec la Fédération des centres de lutte contre le cancer, l’Institut de veille sanitaire et l’Institut national du cancer (septembre 2007). Bref, vous pouvez manger tranquillement vos fruits et légumes et continuer à utiliser vos pesticides (avec modération, c’est comme les médicaments !). Vous ne risquez pas d’attraper le cancer (oups, je dois faire le jeu des multinationales de la chimie…).
L’UCANSS (Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale) vient d’éditer à 215.000 exemplaires une BD sur le développement durable. Sans intérêt et non-adaptée aux enfants (on y parle de la responsabilité sociale des entreprises, ce qui est du chinois pour nos bambins). Coût unitaire de ce produit imprimé sur papier recyclable destiné à donner bonne conscience à la sécu : 0,55 € soit un coût total de 118.250 €.
C’est fou ce qu’on aurait pu faire avec 100.000 €… inviter Al Gore par exemple. Oh ! Pardon !
Finalement “Il n’y a pas de désastre humanitaire” aux Antilles !! Ce sont les propres termes du prof. Belpomme dans une interview qu’il a accordé à RFO lundi dernier !! Stupéfiant non ? C’est pourtant Belpomme qui avait mis le feu au poudre en affirmant dans le journal Le Parisien en date du 17 septembre : “les expertises scientifiques que nous avons menées sur les pesticides conduisent au constat d’un désastre sanitaire aux Antilles. Le mot n’est pas trop fort”. Ce même professeur vient de dire à C. Estrosi, Ministre de DOM-TOM qu’il ne faisait “aucun corrélation ente le chlordécone et les cancers de la prostate” (source : AFP du 2 octobre à 21h07).
Bref, les Antillais, leur tourisme, le commerce de la banane, vont ête contents d’apprendre que tout ce ramdam était un canulard monté par le Prof. Belpomme et les médias de la métropole.
A quand un mea culpa des journalistes à commencer par le quotidien Le Parisien pour n’avoir pas fait preuve de la plus élémentaire prudence ?
Avec seulement 2% de champs couverts pas l’agriculture bio, la France est la à traine, dixit tous (ou presque tous) les medias. Et l’on cite l’Allemagne, l’Italie, les pays Scandinaves qui ont entre 5 et 9% de bio chez eux. On oublie que ces pays peuvent recourir à des produits chimiques de synthèse quand la pression des maladies ou des insectes se fait trop forte. Pas les agriculteurs bio français. Deux conclusions donc :
1- les produits bio que nous consommons ne sont pas si bio que ça puisque importés.
2- pour les années mildiou comme 2007, les agriculteurs en France ont deux possibilités. Garder leur appellation bio mais perdre leur récolte ou traiter avec des produits de synthèse et garder leur récolte.
Tiens, serait-ce le grand réveil du journal Le Monde ? En vrac, selon l’article du 29 septembre dernier, Jean-Louis Borloo serait un “incompétent en la matière”, (…), les “militants écologistes professionnels du Tam-Tam”. Plus loin, les propositions du Grenelle “ne cassent pas trois pattes à un colvert”. Le journaliste Eric Le affirme que “face aux opinions désinformées, les autorités peinent à imposer des attitudes raisonnables”. Un internaute nous disait récemment que notre site avait tout faux car le débat sur Malthus n’était plus d’actualité. Ha bon ? Pour le même quotidien au contraire, “le problème des OGM éclaire très bien le malthusianisme de nos sociétés développés vieillissantes”. Eric le Boucher n’écrirait-il pas également pour alerte Environnement ?
Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, implique un plus grand nombre d’acteurs de la société civile sur le Grenelle en organisant cinq soirées autour du thème “Comment faire pour gérer le futur”, soirées baptisées… “off du Grenelle”.
Ces réunions hebdomadaires auront lieu chaque lundi au ministère jusqu’au 28 octobre et réuniront des représentants des différentes communautés religieuses, ainsi que des urbanistes, des architectes, des scientifiques, des écrivains ou encore des juristes. Un livre blanc sera publié à l’issue de ses réunions.
Que va-t-il en sortir ? mystère…

La fédération France Nature environnement (FNE) met la pression sur Jean-Louis Borloo en espérant que « le Medad se donnera les moyens d’une véritable politique de l’environnement et de la protection de la nature et disposera d’un budget à la hauteur de ses ambitions“.
Mais derrière ce commentaire de FNE, c’est sans doute Nicolas Sarkozy qui est visé. Le Président de la République apparaît le plus souvent en première ligne ; aussi, FNE accentue la pression pour que Nicolas Sarkozy réponde présent en matière d’environnement.
A peine créé, le fameux super-ministère du développement durable est déjà orphelin. Avec la défaite d’Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon doivent trouver en urgence une personnalité politique de premier plan capable de remplacer Alain Juppé. Il est possible que le successeur du bordelais ne soit pas ministre d’Etat ni numéro 2 du gouvernement. Ces rumeurs ont déjà provoquées la colère de Nicolas Hulot qui se fait déjà menaçant. Nicolas Hulot a également précisé qu’il n’était pas candidat au ministère de l’écologie.