C’est un moment historique, sans précédent», s’enthousiasme Awa Marie Coll-Seck. La directrice du partenariat international Faire reculer le paludisme (FRP), qui coordonne l’ensemble des acteurs publics et privés engagés dans la lutte contre cette maladie parasitaire, a de quoi se féliciter. Le sommet du paludisme, organisé fin septembre en marge de l’assemblée générale de l’ONU, à New York a accouché d’un très ambitieux plan mondial de 3,5 milliards de dollars (2 milliards d’euros) pour tenter de sauver plus de 4 millions de vies d’ici à 2015.
Dans quantité de pays, des programmes de prévention par l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action - jusqu’à cinq ans ! - et pulvérisation d’insecticides à domicile ont déjà permis de faire reculer la maladie. Au Brésil et au Vietnam, mais également en Afrique, avec une diminution des cas de 50 % au Rwanda ou en Tanzanie. » (source : Libération du 27 septembre 2008) Vous z’auriez pas des insecticides bio au fait ?
Posté le octobre 3rd 2008 par Alerte-environnement
C’est aujourd’hui le début de JO censés être “verts”. Dans l’empire du soleil levant, les nuages de la pollution sont pourtant monnaie courante. Mais tout est bon pour nous expliquer que le sacro-saint développement durable est en marche. On parle beaucoup de l’entreprise Tarkett qui équipe les stades d’entraînement à Pékin en gazon synthétique. Et lorsque certains osent affirmer que le gazon naturel est plus DD que le synthétique, Tarkette réplique que ses produits n’utilisent ni eau, ni engrais et surtout… ni pesticides. Voilà qui va rassurer notre ami François Veillerette.
Reportage du 19/20 du 20 juillet 2008 sur les alternatives aux pesticides. On y découvre l’importance du coût humain supplémentaire. L’exemple est purement botanique et n’aborde pas les questions liées aux rendements de la production agricole. Dommage…
Posté le juillet 24th 2008 par Alerte-environnement
Selon l’agence de presse Actuagri, le Cruiser, le Poncho et le Gaucho sont réautorisés en Allemagne depuis le 27 juin. C’est le Bureau Fédéral Allemande de la protection des consommateurs et de l’alimentation qui est à l’origine de cette autorisation. Les traitements de semences de colza utilisants le thiamethoxan, la clothianidine et l’imidaclopride avaient été suspendus le 16 mars suite à d’importantes mortalités d’abeilles. Plus que les produits et que les molécules qu’ils utilisent, ce sont les semoirs pneumatiques qui sont montrés du doigt. Ces derniers avaient endommagé les traitements de semences.
Si l’interdiction de ces produits avaient été très médiatisée, leur récente autorisation est passée inaperçue…
Posté le juillet 18th 2008 par Alerte-environnement
Décidément, rien ne va plus au pays des abeilles. Après les pesticides Gaucho et Régent accusés par certains apiculteurs (et les médias !) de tuer les abeilles, on nous parle de plus en plus des parasites (et tout particulièrement du Nosema ceranae) et des problèmes d’alimentation. Les abeilles seraient elles aussi victimes de malbouffe.
Et voilà qu’au beau milieu de ce passionnant débat, le procureur de St Gaudens réclame le non lieu dans le procès opposant Bayer et BASF à certains apiculteurs. « Il n’a pas lu le même dossier que nous », c’est la réaction de Bernard Fau, l’avocat des apiculteurs. Ces derniers, soutenus par l’UNAF (un des syndicats apicole) ne sont pas vraiment contents et le font savoir en « exprimant solennellement (leur) réprobation devant des réquisitions aussi caricaturales ».
Petite réflexion au passage : si les insecticides n’y sont pour rien, cela veut dire que pendant des années, on a fait fausse piste. Les abeilles continuent de mourir. Et les premières victimes continuent à être les apiculteurs, victimes de leur syndicat, qui s’arque boute, sur ses positions.
Posté le juillet 1st 2008 par Alerte-environnement
François Veillerette poursuit son travail d’influence médiatique. A l’image de Marc Cendrier (ici et ici), il passe aussi auprès des journalistes pour un « expert ». Nouvelle illustration avec cette interview au JDD.
Pendant ce temps, les professionnels se creusent la tête pour trouver des solutions inexistantes. Dur dur !
A cause d’une pluie record et à des températures élevées, le parasitisme bénéficie de conditions météo favorable pour se propager sur les cultures. « Au grand dam des maraîchers, qui tirent la sonnette d’alarme inquiets des maladies fongiques qui s’attaquent à leurs champs » rapporte le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France (25 juin 2008). Un Collectif baptisé « Sauvons les fruits et légumes de France » tire la sonnette d’alarme. L’argument est de bon sens : les cultures sont attaquées mais on nous retire des molécules pour les protéger contre ces maladies dont le mildiou. Du coup, le journaliste Frédéric Mouchon donne la parole à Patrick, un… jardinier amateur (ce n’est pas une blague !). Celui-ci donne des conseils aux professionnels : vous n’avez qu’à mettre de la bouillie bordelaise (on peut se poser la question pourquoi celle-ci n’est-elle pas considérée comme un pesticide ?), vous n’avez qu’à faire des rotations…Et Henri Thépaut, patron de la fédération de l’agriculture biologique d’en rajouter une couche : « Les solutions bio existent mais il faut apprendre à sélectionner certaines variétés moins sujettes au mildiou, utiliser des bouillies à base de produits naturels qui dynamisent les plantes et accepter de produire des fruits moins jolis à l’œil ».
Evidemment, cela est très simple : allez zou, supprimons les phytos. Tout le monde est pour. Mais il y a la réalité du terrain qui rattrape même les bios, n’en déplaise au sieur Thépaut. Celui-ci a dû oublier que de nombreux bios ont dû recourir aux phytos pour ne pas perdre la récolte en 2007 (voir Le Monde du 4 septembre 2007) (mais chut, il ne faut pas trop le dire…).
Nathalie Kosciusko-Morizet a apporté récemment son soutien à l’association Kokopelli spécialisée dans la commercialisation de semences à destination de l’agriculture biologique et biodynamique.
La secrétaire d’Etat à l’écologie ne s’est visiblement pas bien renseignée sur cette association. Alerte-environnement l’a donc fait pour elle en lisant tout simplement les écrits de Dominique Guillet, fondateur de Kokopelli. A lire absolument !
En septembre 2007, le très médiatique Pr. Belpomme avait rendu public un rapport sur l’utilisation du chlordécone aux Antilles. A l’époque, le cancérologue avait parlé de « désastre sanitaire ». En quelques heures, toutes les réactions s’étaient affolées pour diffuser en boucle des reportages alarmistes sur la situation sanitaire des Antilles.
Mais jouer au chevalier de l’apocalypse est insuffisant. Le Pr. Belpomme ne figure pas au sein du « Conseil scientifique sur le chlordécone » qui vient d’être mis en place. C’est le Pr. William Dab, président du conseil scientifique du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) qui est chargé de dirigé ce nouveau conseil où siègent 13 chercheurs dont cinq de l’Inserm et trois de l’InVS. Voilà qui semble déjà beaucoup plus sérieux.
En février dernier, des agriculteurs gardois s’en sont pris à des camions transportants des fruits et légumes frais venant d’Espagne. En France, nous interdisons certaines matières actives, soi disant dangereuses pour les producteurs et les consommateurs. Mais les molécules sont autorisées dans les pays voisins” (source FLD Hebdo). ça ne s’appelerait pas de la distorsion de concurrence ça ?
Question : le gouvernement français essaie-t-il de préserver la production française de fruits et légumes en autorisant les molécules utilisées chez nos voisins européen. Que faut-il faire pour être écouté ? Se laisser pousser une moustache et faire la grêve de la faim ?
La solution est simple : avoir un peu de courage politique, amender certaines décisions du Grenelle de l’environnement et et modifier la politique agricole menée par la France.
Une Mariannes d’OR-Grenelle de l’environnement, a été remise au Sénat à Charles Kloboukoff, PDG Groupe Léa Nature en novembre dernier. On apprend dans le dossier de presse que ce Concours cherche à être une « vitrine des bonnes pratiques des élus de la République et de ceux qui la serven ». Donc Léa Nature sert la République dans la catégorie pédagogie pour son action en faveur des abeilles. Rien de moins !
Ce groupe mène grandes campagnes de publicité en partenariat Terre d’abeilles et le MDRGF (Le Monde, les Echos… [lire ici et ici]). Les publicités pleine page reprennent une phrase “attribuée probablement à tort Einstein” (journal 20 minutes du 22/02/2008) qui donnait 4 ans de survie à l’humanité, si les abeilles venaient à disparaître. Adhérente du Club 1 % pour la planète, Jardin Bio (Groupe Léa Nature) entreprise basée à La Rochelle, consacre au minimum 1 % de son chiffre d’affaire annuel à des associations environnementales.
A notre connaissance, les actions des associations citées ci-dessus sont basées sur la sensibilisation du grand public notamment dans les villes. Question : que font ces mêmes associations pour aider concrètement les apiculteurs des champs ?
Posté le février 29th 2008 par Alerte-environnement
Seuls quelques centaines de manifestants ont participé aux rassemblement hier pour demander l’interdiction du Cruiser. Pourtant, les appels à rejoindre la manifestation se sont multipliés cette semaine. Outre les syndicats d’apiculteurs, des ONG puissantes comme l’Alliance pour le planète ou le WWF et la LPO ont rejoint le mouvement de protestation. Pourquoi une si faible mobilisation ? Sans doute en partie en raison de la publication par l’Afssa d’une étude selon laquelle les pratiques apicoles et les parasites sont davantage responsable des surmortalités d’abeilles que les pesticides. Autre explication possible : malgré l’interdiction du Gaucho et du Régent, les abeilles continuent de mourir. On ne peut plus expliquer si facilement l’origine des mortalités et les apiculteurs commencent à le comprendre. Il ne restait donc que quelques irréductibles entourés de militants écologistes prêts à soutenir toute cause « verte ».
A noter aussi la réaction de Jacques Remiller à cette manifestation.« Jacques Remiller estime qu’on ne peut pas laisser les apiculteurs se tourner vers des solutions aléatoires pour traiter leurs ruches, l’étude montrant en effet qu’un suivi attentif de l’état sanitaire des ruchers permet de maintenir une mortalité inférieure à 10 % des abeilles. La profession a donc besoin de mettre en place des bonnes pratiques pour sortir de cette crise et le pouvoir politique a un rôle important à jouer car l’abeille est déterminante dans la pollinisation. » (plus d’info ici)
Posté le février 22nd 2008 par Alerte-environnement
Visiblement, la Confédération Paysanne ne prend pas le temps de lire les quotidiens. Après Gaëlle Dupont dans Le Monde d’hier, c’est au tour du Figaro et des Echos de relayer les conclusions de l’enquête multifactorielle de l’Afssa sur les surmortalités d’abeilles. En cause, encore et toujours les pratiques apicoles. C’est en particulier dans le cadre de la lutte contre le Varroa, un acarien, que certains apiculteurs en font à leur guise : utilisation de produits non homologués, sur-dosage… Mais toutcela n’empêche pas la Confédération Paysanne de battre le rappel des troupes pour la manifestation nationale du 21 février contre le Cruiser.
Même réaction de la part du WWF et de la LPO qui appellent tous deux dans des communiqués publiés hier à rejoindre la manifestation.
Posté le février 19th 2008 par Alerte-environnement
Alors que l’article du Monde sème le trouble dans les esprits, les organisations apicoles et anti-pesticides redoublent d’ardeur. Sur la toile, les appel à manifester le 21 février conte l’homologation du Cruiser se multiplient. A entendre certains organisateurs, la mobilisation s’amplifie et des milliers d’apiculteurs devraient rejoindre Paris ce jeudi.
Hasard ou symbole, le rendez-vous est donné sous la Tour Eiffel, là même où José Bové avait entamé sa grève de la faim le 3 janvier.
Posté le février 18th 2008 par Alerte-environnement
Le Monde publie ce soir un article choc qui n’a pas fini de faire couler de l’encre (ou du miel ?) à propos de la fameuse affaire Gaucho-Régent. En effet, depuis plusieurs années, des apiculteurs sont partis en guerre contre tous les produits phytosanitaires trouvant là la seule explication valable aux surmortalités d’abeilles. Pourtant, l’Afssa vient de publier une étude qui innocente les molécules du Gaucho et du Régent. Pour les scientifiques de l’Afssa, l’origine des surmortalités d’abeilles est avant tout à trouver dans les pathologies qui affectent les abeilles.A propos des pesticides, ils égratignent notamment certaines pratiques apicoles. Dans le cadre de la lutte contre le Varroa, un parasite destructeur, certains apiculteurs n’hésitent pas à utiliser à trop forte dose le Coumaphos, un produit non homologué.
Après des années de polémique alimentée par les médias, voilà de quoi piquer au vif un ou deux syndicats apicoles.
Posté le février 18th 2008 par Alerte-environnement
« Il est très préjudiciable de créer des peurs au sein de la population. Cette décision va créer plus de problèmes qu’elle n’en règle. On va devoir réutiliser les pesticides ».
C’est ce qu’a déclaré Patrick Ollier, député UMP, au sujet de la suspension de la culture du maïs OGM MON 810
Posté le janvier 15th 2008 par Alerte-environnement
Suite à l’article « Révélations sur le business de la peur » publié par Marianne à propos du Pr. Belpomme, le dit professeur a exiger un droit de réponse. Et là, ça devient extraordinaire. (lire ici)
Extrait : « La polémique déclenchée autour de ce rapport est le fait de ceux qui ne l’ont pas lu ou qui n’avaient pas intérêt à ce que sont contenu soit divulgué. La politique de l’autruche doit cesser, la santé de nos concitoyens est en jeu : les Antilles françaises sont le territoire où l’incidence des cancers de la prostate est la plus élevée du monde [au fait, ça veut dire quoi « incidence des cancers » ?]Le rapport conclut que le chlordécone n’est probablement pas en cause, la cartographie réalisée en Martinique montrant qu’il n’existe pas de relation entre le zonage de la pollution par le chlordécone, très intense dans le nord-est de l’île, et l’incidence élevée des cancers de la prostate dans le Sud. »
Ainsi, après avoir alarmé la France entière et la Martinique en particulier avec un prétendu « désastre sanitaire » lié à l’utilisation du chlordécone, le Pr. Belpomme annonce clairement que ce produit n’est pas en cause !!!
Pendant 3 mois, des milliers de producteurs de bananes ont vu leur commerce mis en péril par les accusations du médiatique Belpomme. Et aujourd’hui, le Pr. se dédouane : trop facile !!!
Posté le novembre 30th 2007 par Alerte-environnement