L’Inserm et l’Afsset viennent de rendre un rapport sur «Cancer et Environnement». Celui-ci recense toutes les connaissances sur ce sujet.
Le cancer du poumon, qui concerne chaque année plus de 23 000 hommes et environ 5 000 femmes en France, est lié de manière nette au tabac. Près de 85 % des personnes atteintes de ce type de tumeur fument ou ont fumé.
Il apparaît ainsi que la pollution atmosphérique (d’origine automobile et industrielle) est un facteur, certes mineur comparé au tabac, mais qui pourrait néanmoins favoriser ce type de cancer.
Le tabagisme passif (c’est-à-dire le fait de respirer la fumée des autres) a été considéré comme un élément favorisant le cancer du poumon.
L’amiante joue de manière incontestable un rôle dans le développement de certains cancers bronchiques, en plus du mésothéliome. D’autres expositions professionnelles, aux gaz de houille, ou lors de la production de coke ou d’aluminium, ont également été classées comme cancérogènes. De même, l’exposition prolongée à un gaz radioactif naturel, le radon, est associée à un risque accru de cancer du poumon (source : Le Figaro 3 octobre 2008).
Les opposants aux antennes relais de téléphones portables qu’ils accusent de provoquer des cancers viennent de perdre une arme. Laquelle ? Une étude de l’Université de Vienne menée depuis 2005 qui concluait à des dégâts sur l’ADN causés par les fameux champs électromagnétiques. Mais l’hebdomadaire allemand Der Spiegel (équivalent de l’Express) vient de révéler que les résultats de l’études étaient tout simplement faux, puisque falsifiés volontairement par une technicienne. Et ce n’est pas tout. Toujours selon l’hebdomadaire allemand, Franz Adlkofer, responsable scientifique de l’étude n’a pas pu ne pas se rendre compte du truquage.
On attend la réaction des Robins des Toits.
Dans une dépêche AFP du 30 mars, Lylian le Goff, médecin et spécialiste des biotechnologies à la Fondation Nicolas Hulot (FNH) et la fédération France Nature Environnement juge, à propos du débat sur les OGM : “Après le passage au Sénat, c’est la catastrophe: tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut corriger le tir”, “Le débat a été faussé par les aspects scientifiques”, estime-t-il.
Bel aveu. Pour les ONG, les aspects scientifiques fausseraient donc le débat. C’est la raison pour laquelle, les associations écologiste font un gros lobbying pour la reconnaissance de la place de la société civile (mais quelle société civile ?) pour contrecarrer le poids des scientifiques (?!).
Revenons donc à un débat militant, c’est beaucoup plus sérieux !
Présent dans les vignobles méditerranéens, le champignon parasite oïdium, qui se développe notamment avec la chaleur, touche désormais de nouvelles régions. «En 2007, pour la première fois, des viticulteurs du Champenois ont eu la mauvaise surprise d’être touchés par l’oïdium», explique Bernard Molot de l’Institut français de la vigne et du vin. Avec l’augmentation jusqu’à 2 °C des températures maximales entre 1972 et 2002, l’Alsace, le Bordelais et la Bourgogne ne sont plus à l’abri (source : journal 20 minutes 20 mars 2008). Ce champignon, à l’impact important sur la qualité du vin, est problématique à double titre: il est dur à repérer et, lorsque les viticulteurs découvrent une attaque, il est déjà trop tard pour un traitement curatif commente le journaliste David Carzon.
Un programme de Recherche appelé «In Vino Qualitas» suggère donc aux viticulteurs de faire appel à des techniciens pour inspecter leurs vignes, de se former pour repérer ce champignon le plus tôt possible, avant même que le raisin se soit développé et enfin de protéger les vignes avec des traitements appropriés.
La très médiatique association Terre d’Abeilles, qui s’offre régulièrement des pleines pages de publicités dans la presse quotidienne, vient de perdre du crédit aux yeux de la communauté scientifique. C’est en effet cette association qui s’était élevée contre l’autorisation du Cruiser et avait demandé une contre-expertise à l’Afssa via le Ministère de l’agriculture. Mais l’Afssa n’a pas changé d’avis. Franck Aletru, apiculteur militant anti-gaucho, anti-régent, anti-Cruiser et autres insecticides n’a visiblement pas pesé lourd lors d’une audience à l’Afssa.
Extrait du communiqué de l’Afssa :
« A la demande d’un des représentants de la profession apicole, l’Association Terre d’abeilles, le Ministère de l’Agriculture a demandé à l’Afssa d’auditionner des scientifiques à l’occasion de la réunion de son Comité d’experts spécialisé “Produits phytosanitaires : substances et préparations chimiques”, réunion qui s’est donc tenue le 16 janvier 2008. (…) Ainsi, le 16 janvier dernier, Mr Luc Belzunces, chercheur à l’INRA d’Avignon, a présenté les résultats de ses travaux relatifs à une “Etude comparée des impacts de trois classes d’insecticides néonicotinoïdes chez l’abeille” dans le cadre du programme communautaire sur l’apiculture 2005-2006.
Mr Franck Alétru, apiculteur-éleveur, n’a pas souhaité développer le sujet initialement prévu sur “l’impact des résidus neurotoxiques présents dans les pollens sur la santé de l’abeille et sur l’activité de la colonie” mais a exposé ses critiques sur l’avis de l’Afssa. (…) Mr L. Belzunces a présenté des résultats expérimentaux de toxicité aiguë, réitérée ou chronique, obtenus en laboratoire avec diverses substances actives, parmi lesquelles le thiaméthoxam, administrées aux abeilles dans du sirop. Mr L. Belzunces a convenu que ces résultats sont très difficilement extrapolables à des résultats que l’on pourrait attendre après une exposition au travers du pollen.
Mr F. Alétru n’a présenté aucun élément expérimental nouveau. »
Dans le dernier numéro de Science & Vie on apprend qu’une équipe de chercheurs allemands a mis au point un nouveau système de revêtement intérieur des bouteilles en plastique. Première application : le ketchup ! Grâce à ces bouteilles, il sera possible de déguster du ketchup jusqu’à la dernière goutte. Innovation intéressante pour lutter contre le gaspillage et faciliter le recyclage. On évitera ainsi de rincer les bouteilles usagées, opération coûteuse en eau et en énergie.
Voilà une petite invention qui pourrait faire du bruit même si on n’en a pas parlé lors du Grenelle.