Enquête sur le CRIIGEN
28 octobre 2007
Le Grenelle vient de se terminer, tout du moins en ce qui concerne sa première phase. C’est maintenant l’heure des « comité de pilotage » chargée de passer des paroles aux actes sur les différents sujets discutés pendant 4 mois. Les conclusions sont attendues pour la mi-décembre. Mais Alerte Environnement poursuit son travail d’investigation. Aujourd’hui, découvrez ce qu’est le CRIIGEN, association présidée par Corinne Lepage, qui participe aux négociations. Du contexte de sa création à son action menée en passant par les hommes clés qui la compose, vous saurez tout sur le CRIIGEN.
Enquête complète sur le CRIIGEN



Le 29 oct 2007 à 21:07 par rageous #
Décidément passionnantes les alliances écologistes…on en r’demande!
Le 01 nov 2007 à 17:15 par zygomar #
Je lis dans la presse (Le Point n° 1832 du 25 octobre, encadré page 104 intitulé “le labo de Corinne Lepage”) que le CRII-GEN a décidé de réaliser sa propre expérimentation sur l’animal du maïs génétiquement modifié de Monsanto, le MON863.
Je souhaiterais saisir cette occasion pour rappeler que l’on ne s’improvise pas toxicologue expérimental, anatomo-pathologiste, biologiste ou statisticien spécialiste des études de toxicologie.
Je présume que cette étude ne sera pas une simple répétition de l’étude effectuée de 90 jours par voie orale sur le rat par Monsanto puisque Greenpeace et CRIIGEN se sont répandus dans les médias pour critiquer cette étude en prétendant qu’elle était d’une durée trop courte pour montrer sans ambiguïté des effets toxiques et que la durée adéquate pour ce type d’étude était une étude s’étendant sur la durée de vie entière du rat. Les protocoles standards exigées au niveau international et respecté par toutes les firmes réalisant ces études est de 24 mois sur le rat et 18 mois sur la souris. Prolonger la durée sur les quelques mois supplémentaires de vie des animaux non seulement n’apporte rien de plus mais au contraire “brouille” les cartes dans la mesure où les lésions dues à la sénilité masquent les éventuels effets toxiques.
Une étude standard de 90 jours par voie orale sur le rat, conforme au protocole 408 de l’OCDE coûte au bas mot 100.000 euros (sans compter le coût des travaux de chimie analytiques annexes obligatoires). Une étude de toxicité chronique/oncogénicité (24 mois sur le rat ou 18 mois sur la souris) conforme au protocole OCDE 451 coûte respectivement 750.000 et 550.000 euros (+ travaux analytiques). Or, l’étude initiale ayant été effectuée sur le rat et ayant selon CRIIGEN montré des effets toxiques, il conviendrait de faire cette étude à long terme sur des rats de même souche et peut être à des doses plus élevées, c’est à dire pour un coût minimum de 750.000 euros.
La première question qui se pose est: qui finance le coût de cette étude commanditée par CRIIGEN??
La seconde est: où cette étude va-t-elle être réalisée pour assurer une complète indépendance et une compétence scientifique irréprochable sachant que ces études sont d’une extrême complexité exigeant un personnel très compétant et très entraîné à tous les niveaux de la chaîne , des animaliers et techniciens de laboratoire jusqu’aux toxicologues, pathologistes, biologistes, chimistes, statisticiens, contrôleurs de qualité, etc…? Seule une poignée de laboratoires spécialisés dans le monde sont à même de réaliser ce type d’étude sur la durée avec la garantie de qualité et d’indépendance requise de bout en bout.
Rappelons pour mémoire que malgré l’utilisation de l’adjectif “indépendant” dans le nom de CRIIGEN, cette organisation est loin de l’être (voir ci-dessus l’enquête de A-E).
Rappelons également que “l’étude” purement statistique à laquelle s’est livré CRIIGEN sur les résultats de l’étude Monsanto sur le MON863 (il s’agissait en fait d’un festival statistique dans lequel on a multiplié les tests statistiques non applicables aux résultats des études toxicologiques jusqu’à ce que l’on en trouve quelques uns montrant une signification) a été financée par Greenpeace à hauteur de 17.000 euros. Alors question “indépendance”….
Rappelons également que les trois signataires de l’article rapportant les résultats de cette gymnastique n’étaient pas compétents dans le domaine (peut être compétents dans leur domaine qui n’est en aucun cas celui de la toxicologie/pathologie expérimentale):
Gilles-Eric Séralini: biologiste moléculaire, c’est à dire spécialiste de la biologie sub-cellulaire et non pas de la toxicologie sur l’animal entier. Directeur scientifique de CRIIGEN. Vous avez dit indépendance?
Signalons également que la plupart des publications récentes de l’équipe de Séralini concerne des travaux effectués sur le glyphosate et le Roundup en utilisant des modèles expérimentaux non validés pour ce type de test et à partir desquels des conclusions erronées sont systématiquement tirées et largement diffusées dans le public. Coïncidence ou non, ces deux produits sont des produits, maïs MON863 et glyphosate/Roundup Monsanto.
Dominique Cellier: statisticien spécialiste de biologie moléculaire, sans aucune expérience de l’interprétation statistique des résultats d’études toxicologiques sur l’animal entier.
Joël Spiroux de Vendomois: médecin généraliste et acupuncteur (sans commentaire).
PS. Greenpeace et Corinne Lepage, entre autres, se répandent dans les médias en s’insurgeant que les études destinées à démontrer l’innocuité des OGM entre autres mais également des produits phytosanitaires soient effectuées par l’industrie et non pas les pouvoirs publics (pour bien entendu garantir leur intégrité …). Mais vu le prix de ces études et leur nombre (pour ceux qui sont intéressés, ils peuvent en voir la liste dans la Directive 91/414/CE et ses annexes disponibles sur le net pour les phytosanitaires, en tout cas), vu également les compétences et le personnel requis pour les mener à bien dans les conditions requises, je ne vois strictement aucun laboratoire public/universitaire en mesure d’assurer ce travail. Je ne vois pas non plus le contribuable prendre en charge ce genre de dépenses faramineuses. Greenpeace et Lepage et CRIGEN savent pertinemment tout cela mais ceux qui les écoutent ne le savent pas et n’ont pas les moyens de les contredire.
Le 25 jan 2008 à 16:49 par Michel Boisset #
D’accord avec Zygomar. Une critique argumentée par plusieurs scientifiques indépendant démontre que les effets prétendument toxiques rapportés par les auteurs n’ont aucune plausibilité biologique et que les méthodes statistiques utilisées sont inadéquates (Report of an Expert Panel on the reanalysis by Seralini et al. (2007) of
a 90-day study conducted by Monsanto in support of the safety of a genetically modified corn variety (MON 863)
J. Doull, D. Gaylor, H.A. Greim, D.P. Lovell, B. Lynch, I.C. Munro. Food and Chemical Toxicology 45(2007), pp 2073–2085.
Le site du CRIIGEN ne mentionne évidemment pas cette information !
Par ailleurs, la décision d’enclencher la clause de sauvegarde sur le maïs ON810 , n’a aucun fondement scientifique ainsi que l’on faite savoir 14 membres (sur 16 scientifique de l’autorité transitoire). Le rapport rédigé à la hâte ne comporte pas de discussion critiue des données. La présentation aux médias du président UMP de cette instance ne reflète pas l’opinion des scientifiques en question. Ils’agit d’une manipulation bassement politicienne en vue des élecions municipales. C’est parfaitement indigne d’une démocratie.
Le 25 jan 2008 à 17:02 par mohamed #
“D’accord avec Zygomar. Une critique argumentée par plusieurs scientifiques indépendant démontre que les effets prétendument toxiques rapportés par les auteurs n’ont aucune plausibilité biologique et que les méthodes statistiques utilisées sont inadéquates (Report of an Expert Panel on the reanalysis by Seralini et al. (2007) of
a 90-day study conducted by Monsanto in support of the safety of a genetically
modified corn variety (MON 863)
J. Doull, D. Gaylor, H.A. Greim, D.P. Lovell, B. Lynch, I.C. Munro. Food and Chemical Toxicology 45(2007), pp 2073–2085.”
Ha ha ha ha!!!ho ho hoooo!!ha! ha ha ha!
tout des amerloc a la botte de monsanto.