L’hypocrisie écolo

28 mars 2007

Voici un commentaire trouvé sur internet ; je souhaitais le partager avec vous :

« C’est très facile au consommateur lambda de crier au loup. Mais s’est-il demandé pourquoi les pesticides sont utilisés ? Est-il prêt à revivre des pénuries alimentaires car sans pesticides, en fonction des divers attaques des parasites, les récoltes peuvent être ou sont compromises ? sait-il encore ce que c’est que la saisonnalité des produits ? cela le choque t’il de manger des abricots en janvier ou des pommes en avril ? non. Et sur un étal, pourquoi est ce toujours le fruit difforme ou avec un défaut visuel que personne ne veut ? ce sont les consommateurs eux-mêmes qui ont induit les fruits et légumes extra-terrestres qu’on trouve en grande distribution. Toute personne ayant chez soi un jardin potager ou des arbres fruitiers comprendra ce que je veux dire, les produits ne ressemblent en rien à ce qui s’achète en grande distribution. alors oui, c’est facile de se plaindre mais qui consomme de façon éthique (par exemple, boycotter les bananes dollars), qui respecte la saisonnalité ? parce que tout fruit ou légume consommé dans une période anormale a un impact très important sur l’environnement. chacun a sa part de responsabilité et pas des moindres. »

Posté le 28 mars 2007 par Alerte-environnement

Catégorie écologie |

3 commentaires sur “L’hypocrisie écolo”

  1. Le 28 mar 2007 à 17:07 par Georges Piron #

    C’est vrai que les consommateurs, et moi le premier, souhaitent de beaux fruits et légumes, sans défauts. Cela dit, j’ai parfois l’occasion de mager des “produits du potager” et ils ne sont pas toujours moches.

  2. Le 28 mar 2007 à 17:08 par Marc Lacoste #

    C’est quoi les bananes dollars ? Help me…

  3. Le 13 avr 2007 à 12:19 par Mikan #

    > Est-il prêt à revivre des pénuries alimentaires car
    > sans pesticides, en fonction des divers attaques des
    > parasites, les récoltes peuvent être ou sont compromises?

    Il existe beaucoup de produits naturels, beaucoup d\’animes et insectes anti-parasites et anti-pestes.

    La sélection des espèces (la bonne espèce, pour le bon environnement, et la sélection des espèces les plus résistantes) est aussi largement connue.

    Les méthodes de conservation naturelle, ou pas trop destructrice, sont aussi bien développées.

    On ne reviendra pas à l\’agriculture d\’il y a 100, 200, 300, ou 2000 ans.

    > Et sur un étal, pourquoi est ce toujours le fruit
    > difforme ou avec un défaut visuel que personne ne veut?

    Parce que dans le cadre de fruits et légumes pas mûrs, ou pourris, c\’est très souvent le signe d\’un fruit qu\’on devra jeter, ou dont on devra enlever une partie, et au prix actuel des fruits et légumes, non merci.

    > Toute personne ayant chez soi un jardin potager ou des
    > arbres fruitiers comprendra ce que je veux dire, les
    > produits ne ressemblent en rien à ce qui s’achète en
    > grande distribution.

    Ah? J\’ai eu des dizaines d\’arbres fruitiers, plantes à fruits, etc., et cultivé divers potagers, pendant des années, avec mon père et mon grand père (quand j\’étais plus jeune), sans aucun pesticide, ni insecticide… S\’il y a bien entendu quelques fruits un peu abimés (qu\’on peut quand même manger, parce qu\’on sait d\’où ça vient), la plupart étaient tout à fait communs et beaux.

    Bien entendu, il y a certaines espèces avec des formes plus biscornues que d\’autres, et en supermarché, ils font le tri, mais à la base, il n\’y a pas grande différence, au niveau de l\’aspect (en dehors du fait que les fruits du jardin sont cuillis mûrs, et non pas avant maturité, ou pourris par le transport et le stockage, et que les odeurs sont bien entendu plus développées (sans parler du goût, bien sûr)).

    Peut-être ce monsieur n\’a pas souvent vu de jardin, à défaut d\’avoir jamais fait pousser quoi que ce soit, ou bien n\’en a plus le moindre souvenir, effacés par des préjugés et quelques images marquantes de fruits ou légumes aux formes bizarres (catastrophe, dans les supermarché, on a enlevé quatre pommes bizarres, d\’une caisse entière…).

    > parce que tout fruit ou légume consommé dans une période
    > anormale a un impact très important sur l’environnement.
    > chacun a sa part de responsabilité et pas des moindres.

    Oui, à commencer par le système tout entier, qui empêche les gens de vraiment prendre leur temps, de cultiver eux-mêmes (quand le moindre espace est disponible, et quand on peut s\’y rendre…), d\’apprendre, de se renseigner, de rechercher, d\’aller au marché (quand il y en a un, et quand il n\’est pas trop loin), de faire la cuisine, ou d\’aller dans de bons restaurants, etc.

    C\’est un problème global, on se fout des reponsabilités, l\’important, c\’est d\’avancer vers un mieux. En l\’occurence, des fruits et légumes de meilleure qualité que ce qu\’on trouve généralement en supermarché, pour tous, et ça passe généralement par une culture plus saine et paisible.

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