Perte du sens critique
2 mai 2008
« Je cherche les radios ou les télés qui émettent, ne serait-ce que quelques secondes, des réserves sur les infos qu’elles donnent à propos du réchauffement. Sur ce sujet, aussi aléatoire, imprécis, incertain, balbutiant et grave à la fois, où est l’esprit critique ? Si nous pensons tous la même chose, c’est que nous ne pensons rien. (…) L’inertie thermique de l’eau est telle que, depuis soixante-dix ans, les océans se réchauffent plus lentement que l’atmosphère. En ce moment, ils accumulent et stockent une énergie calorifique colossale et ils vont un jour la libérer, quoi que nous fassions… Tous nos efforts pour rééquilibrer les températures seraient donc vains. (…) Dès que l’on prend un peu de hauteur, les moyennes s’aplatissent comme pour nous montrer que, en annonçant l’apocalypse à la vue des trente dernières années, nous réagissions le nez dans le guidon et qu’il peut encore se passer bien des choses en matière climatique dans les décennies qui viennent.»


Le 02 mai 2008 à 12:36 par ecolo en colère #
quelle est la source de cette info, gwenn ?
Le 02 mai 2008 à 23:27 par floyd #
Je crois que ce sont des citations du livre de Cabrol.
Pour parler de la perte du sens critique, spécialement dans les médias, je crois que le seul espace de liberté est internet.
C’est pour cela que je boycotte les médias en général. Peut-être que quand suffisament de gens feront la même chose, les médias changeront. Mais ce n’est pas pour bientôt, quand on voit le peu de sens critique des gens en général.
Le 08 mai 2008 à 13:29 par Specht #
Pour information, apocalypse ne signifie pas catastrophe mais révélation (de apocalupsis, lever le voile). Ce cher Cabrol devrait se cultiver un petit peu avant d’écrire.
Le 08 mai 2008 à 14:06 par laurent #
@ Specht
Il me semble qu’il manque à ta grande culture la connaissance du fait que le sens commun d’un mot évolue et qu’il est souvent devenu très différent du sens étymologique.
D’autant plus que le sens commun dérive du sens biblique, soit la révélation… de la fin du monde…
Le 08 mai 2008 à 15:22 par zygomar #
@ Specht
“….Ce cher Cabrol devrait se cultiver un petit peu avant d’écrire.”
Et vlan!! Bien envoyé!! Plein la poire le Cabrol!! Bien fait!!Bravo Specht!! Fallait que quelqu’un se dévoue et le remette un peu à sa place le Cabrol!!
De quoi y s’mêle le Cabrol? Hein? Je vous le demande! Se mêler d’écrire un bouquin sans même savoir écrire! Et un bouquin sur quoi, je vous le demande? Sur les changements climatiques!!! Je vous demande un peu.Et sans savoir le sens du mot apocalypse. Y en a qui ne doute de rien!! Le Cabrol et son bouquin ne s’en remmettront surement pas. Complètement décrédibilisés pour toujours. Cà lui apprendra au Cabrol à ne pas bêler avec le troupeau et à avoir des idées différentes de celles de la masse bien-pensante et surtout d’oser les mettre dans un bouquin. Sans même savoir le sens du mot “apocalypse”, faut être un peu gonflé, ou arrogant ou inconscient.
Mais au fait, que dit le Petit Larousse illustré ‘eh! oui, on a les moyens ou on ne les a pas, alors le mien il est illustré!!):
Apocalypse (du grec apokalupsis, révélation). 1.En langage courant:catastrophe épouvantable, fin du monde.
2. Livre de la littérature juive et chrétienne relatif aux mystères de l’histoire et de la fin des temps.
3.Dernier livre du Nouveau Testament.
Où est le problème Specht??
Le 08 mai 2008 à 17:38 par Specht #
@Laurent @Zygomar
Le problème est justement que vous vous fiez au Petit Larousse, qui je vous le rappelle n’est qu’un dictionnaire. Quelle est la fonction d’un dictionnaire ? Donner la signification des termes employés dans le langage courant, qu’elle soit erronée ou familière, pour le langage courant. Malheureusement de nombreuses définitions s’avèrent incomplètes voire fausses, un dictionnaire n’étant pas non plus une encyclopédie.
Si je vous dis “logiciel libre”, vous trouverez certainement la signification “logiciel dont l’auteur a renoncé à ses droits de propriété et que chacun peut utiliser, distribuer ou modifier à sa guise “. Or cette définition est fausse et incomplète, car dans le logiciel libre l’auteur ne renonce pas à ses droits, ce n’est pas un logiciel gratuit.
De cette manière le dictionnaire véhicule souvent les idées fausses, ou les stéréotypes, qui circulent dans l’esprit de ce bon peuple.
L’apocalypse n’est pas du tout la révélation de la fin des temps, il s’agit d’une révélation basique sur n’importe quel sujet. Si vous avez une bête bible au grenier, soufflez la poussière et lisez l’apocalypse d’Esaï, de Joël, d’Ezéchiel ou de Zacharie (ancien testament). Le révélation peut concerner un nom, une catastrophe passagère, une libération, une crise, etc.
Par ailleurs l’apocalypse de Jean ne décrit pas une catastrophe d’anéantissement, mais la victoire définitive du bien sur le mal. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Alors vous voyez, nous sommes bien loin de la fin du monde citée dans le Larousse, et véhiculée dans le langage courant.
Le 08 mai 2008 à 18:15 par zygomar #
Specht #
@Laurent @Zygomar
Le problème est justement que vous vous fiez au Petit Larousse, qui je vous le rappelle n’est qu’un dictionnaire. Quelle est la fonction d’un dictionnaire ? Donner la signification des termes employés dans le langage courant, qu’elle soit erronée ou familière, pour le langage courant. Malheureusement de nombreuses définitions s’avèrent incomplètes voire fausses, un dictionnaire n’étant pas non plus une encyclopédie.
De cette manière le dictionnaire véhicule souvent les idées fausses, ou les stéréotypes, qui circulent dans l’esprit de ce bon peuple…..
Alors vous voyez, nous sommes bien loin de la fin du monde citée dans le Larousse, et véhiculée dans le langage courant…..”
J’ai vu des tas de gens prêts à tout et à n’importe quoi pour avoir la satisfaction de croire qu’ils (elles) avaient le dernier mot mais là chapeau!! Un comme çà, jamais vu, le record va dur à battre… Comme contorsion on fait difficilement mieux.
Le 08 mai 2008 à 18:40 par laurent #
@Specht
“véhiculée dans le langage courant”
… merci de confirmer ce que j’ai dis plus haut.
… et non, je n’ai pas eu besoin du petit Larousse pour poster. Même si je suis athée, j’ai lu le nouveau testament, ou l’apocalypse de Jean annonce bien la fin d’un monde (que ce soit pour la victoire finale du bien sur le mal ne change rien à l’affaire).
Et par ce livre, Jean prophétise bien, entre autres, la chute de Rome et tout un tas de malheurs terrestres… ce qui justement a donné le sens courant qu’on lui connait aujourd’hui.
A ce que je sache, quand on cherche à se comprendre, on utilise jamais le sens étymologique des mots, mais leur sens courant.
Quand vous parlez de budget, vous n’évoquez pas la petite bourse de voyage accrochée à la ceinture, et quand vous parlez de cravate, vous n’évoquez pas l’écharpe de reconnaissance du régiment de cavalerie Croate…. ou alors vos interlocuteurs ont certainement du mal à vous comprendre…
Votre critique est donc particulièrement spécieuse…
Le 09 mai 2008 à 13:35 par Specht #
@Zygomar @Laurent
La critique n’a rien de spécieuse, elle porte sur l’utilisation imprécise d’un vocabulaire qui normalement devrait être soigné, dans un livre sur le changement climatique. Et bien au-delà, pose la question des motivations du Cabrol.
Soit on écrit un “bouquin” destiné aux rayons de supermarché, pour se faire du fric sur la vague du réchauffement climatique, et alors effectivement l’utilisation d’un vocabulaire imprécis et vulgaire ne dérange pas, soit on écrit un “livre” argumenté sur le réchauffement climatique, avec un esprit d’analyse, et alors on se doit d’un minimum de rigueur dans la syntaxe et le vocabulaire ; question de crédibilité intellectuelle.
Je sais bien que la rigueur est en France souvent attribuée au nazisme ou au fascisme, par ceux qui justement ne parviennent pas à la rigueur. Mais ce n’est pas une raison pour accepter n’importe quoi et se complaire dans le flou verbale dès qu’il s’agit de traiter des questions suffisamment nébuleuses pour ne pas en rajouter avec un français hésitant.
Les textes d’analyse doivent éviter au maxium la polysémie. Ici Cabrol souhaite exposer son point de vue sur la façon d’appréhender le changement climatique. Ce livre se veut scientifique, mais le style littéraire utilisé n’a pas le niveau attendu. A quoi bon critiquer Al Gore et son spectacle de cirque, la déferlante d’idées-reçues dans la presse, si c’est pour proposer exactement la même chose ? Car le vocabulaire utilisé dans ce livre reflète également les maladresses intellectuelles qui l’animent.
Exemple, à partir de la citation ci-dessus : “Je cherche les radios ou les télés qui émettent, ne serait-ce que quelques secondes, des réserves sur les infos qu’elles donnent à propos du réchauffement.”
Le terme “infos” est ici mal utilisé. On devine ce que le Cabrol sans alcool a voulu signifier, à savoir le fait qu’aucune prudence, aucun doute, n’est présent dans les média lorsqu’ils traitent du réchauffement climatique à partir d’analyses prémâchées. Or sa critique indirecte n’a aucun sens telle qu’elle est formulée dans sa phrase. Car une télé ou une radio qui “donne une information” ne fait que transmettre des données. C’est ce qui s’appelle informer tout simplement. Or informer n’est pas analyser, informer n’est pas expliquer, informer n’est pas critiquer. On ne peut donc pas reprocher à un diffuseur d’information, un informateur, d’omettre un travail critique sur l’information qu’il transmet. Cabrol aurait dû écrire, ou faire écrire à son nègre, qu’il a du mal à trouver à la télévision comme à la radio des réserves sur les “conclusions” et/ou les “données” diffusées, voire tout simplement les arguments émis en faveur de telle ou telle thèse sur le réchauffement climatique. Ou peut-être même aurait-il voulu signifier qu’il ne trouve aucune “information” sur les thèses contraires à ce qui est pour l’instant admis.
Information et analyse sont deux choses différentes qui normalement devraient être difusées ensemble par nos médias, sans obligation toutefois. Alors oui, il est regrettable qu’on ne soit “informé” que de certaines thèses sur le réchauffement climatique, et pas sur d’autres. Pour ceux qui n’ont pas envie de réfléchir il serait également agréable d’entendre en plus de l’information donnée, une analyse de cette information (contradictoire ou ce qu’on voudra). Mais qu’on ne se plaigne pas que la télévision ou la radio ne diffuse que de l’information sans réserve, car à partir du moment où l’information comprend les divers points de vue, les radios et télés citées par Cabrol n’ont pas besoin d’émettre de réserves. Les auditeurs sont suffisamment intelligents pour analyser eux-mêmes.
Vous voyez à quoi aboutit l’utilisation d’un vocabulaire du langage courant ? Et c’est compter sans le fait que les scientifiques soutenant la thèse admise, celle de l’influence humaine majeure sur le réchauffement climatique, se feront une joie de réduire l’argumentaire Carbol en cendre justement en s’attaquant au vocabulaire maladroit. S’exposer aussi facilement à la contre-argumentation n’est pas une bonne tactique quand on cherche à défendre son point de vue. Cabrol est donc soit un maladroit, soit un opportuniste.
Le 09 mai 2008 à 14:30 par laurent #
@Specht
Très bel exemple de sodomie drosophiliène…
Soyons clair, Cabrol n’est pas un scientifique, il n’a pas écrit une thèse “anti RC-anthropique” , ni un travail sérieux d’analyse de l’argumentation scientifique proposée (il ne peux pas, il n’a les connaissances suffisantes pour le faire).
Ce qu’il a écrit est donc juste un livre d’opinion, et pour être compréhensible dans un langage commun, comme tout le monde.
C’est son droit, et au moins, il ne se cache pas derrière de prétendues “vérités scientifiques” ou des arguments aussi stupides que le “consensus des experts” pour parer son opinion des vertus de la “vérité”.
Personnellement, je trouve qu’une expression d’opinion allant à contre-courant est salutaire, elle permet au moins au public de savoir qu’il n’existe pas une seule opinion.
Quand à la phrase que tu critique, il est évident (si tu regarde un peu les médias), que le RC anthropique est présenté comme une vérité, et non pas comme une théorie scientifique (non encore validée… mais là n’est même pas le propos).
De fait, les médias ne présentent donc pas une information, mais la travestissent pour lui donner une coloration qu’elle n’a pas. L’objectivité voudrait que cette information soit accompagnée, non pas d’une analyse (Ce que Cabrol ne demande pas… ta propre analyse sur ses propos est fausse), mais du contexte approprié.
L’information sur la totalité des travaux scientifiques sur la question serait un plus… mais tout le monde sait bien que les médias de masse font rarement dans la vulgarisation sérieuse et complète…
Et je le répète, utiliser le sens étymologique des mots à la place du sens commun n’est pas du tout un gage de sérieux ou de précision dans le propos… c’est même souvent le contraire.
Le 09 mai 2008 à 14:49 par zygomar #
@ Specht
@Zygomar @Laurent
Arrêtez mon vieux de vous adonner à la casuistique. Vot
Le 09 mai 2008 à 15:00 par zygomar #
@ Specht
@Zygomar @Laurent
Arrêtez mon vieux de vous adonner à la casuistique. Votre argutie ne vous mène nulle part.
Ademttez honnêtement que vous avez essayé de jouer au plus fin et que vous vous êtes planté.
“…Vous voyez à quoi aboutit l’utilisation d’un vocabulaire du langage courant ?…”
Apparemment vous ne vous exprimez pas vous-même en “langage courant”?? Vous n’utilisez que le sens étymologique des mots que vous utilisez?? Cà ne doit pas être facile tous les jours à vous suivre!!!
“…..Et c’est compter sans le fait que les scientifiques soutenant la thèse admise, celle de l’influence humaine majeure sur le réchauffement climatique, se feront une joie de réduire l’argumentaire Carbol en cendre justement en s’attaquant au vocabulaire maladroit….”
Selon vous il suffirait donc d’avoir utilisé l’acception “commune”, contemporaine et non pas “étymologique” d’un seul mot dans tout un bouquin pour que le dit bouquin soit rejeté??
“…..Cabrol est donc soit un maladroit, soit un opportuniste….”
Je que je pense, moi, c’est que précisément Cabrol, avec son bouquin a appuyé là où çà fait mal et que sans autre argument valable à lui opposer, tout ce que vous avez trouvé pour dénigrer son bouquin, c’est d’ergoter sur le sens du mot “apocalypse” en accusant les dictionnaires de véhiculer des définitions et des idées fausses.
Pas vraiment de quoi s’élever intellectuellement………
Le 09 mai 2008 à 15:02 par zygomar #
“Et je le répète, utiliser le sens étymologique des mots à la place du sens commun n’est pas du tout un gage de sérieux ou de précision dans le propos… c’est même souvent le contraire”
C’est même ce que l’on appelle en “langage courant”, essayer de noyer le poisson…….
Le 13 mai 2008 à 20:08 par floyd #
C’est même ce que l’on appelle en “langage très courant”, essayer d’enculer des mouches!