Pesticides et malthusianisme
31 mars 2007
On doit souligner, n’en déplaise à MM. Nicolino et Veillerette, que de nombreuses personnalités qui ont milité en faveur de l’interdiction du DDT ne le faisaient pas en raison du supposé impact négatif du pesticide sur l’environnement, mais parce qu’il a sauvé des millions de vies humaines en éradiquant le paludisme. Aldous Huxley, auteur du Meilleur des Mondes et grand inspirateur du mouvement écologiste américain, a écrit dans Retour au meilleur des mondes (1958), que « la mort rapide due à la malaria a été supprimée (à l’aide du DDT), mais une existence rendue misérable par la sous-alimentation et le surpeuplement est maintenant la règle et une mort lente, par inanition, guette un nombre de plus en plus grand d’habitants. » Michael McCloskey, directeur de l’association écologiste Sierra Club, écrivait en février 1972 : « Le Sierra Club demande l’arrêt de l’utilisation des insecticides, même dans les pays où le DDT a réussi à juguler la malaria (…) Avec le DDT, nous faisons chuter le taux de mortalité dans les pays sous-développés sans avoir considéré la manière dont nous pourrons nourrir ces populations en surnombre. » De même, Alexander King, ancien directeur du Club de Rome, expliquait dans The Discipline of Curiosity (1990), qu’il avait été de ceux qui avaient aidé à l’expansion du DDT pendant la Deuxième Guerre mondiale et était surpris par « le nombre énorme de vie sauvées. Mes doutes commencèrent quand le DDT fut introduit dans les circuits civils. En Guyane, en deux ans, la malaria avait presque totalement disparu, mais le taux de natalité avait doublé. Le principal reproche que je fais au DDT est que, après coup, je constate qu’il a grandement contribué au problème de surpopulation. » Enfin, le prince Philip d’Angleterre, président d’honneur de la plus grande association écologiste au monde – le WWF – est cité dans le magazine People de décembre 1981, déclarant : « J’étais au Sri Lanka, où le paludisme était sous contrôle grâce au DDT. Ce que les gens n’ont pas réalisé, c’est que le paludisme contrôlait en fait la croissance démographique. La conséquence fut qu’en l’espace de vingt ans, la population doubla. »



Le 03 avr 2007 à 11:26 par DanielD #
Ca fait froid dans le dos. On ne peut pas à la fois vouloir protéger la nature et vouloir controler l’homme (la démographie) : c’est incohérent et dangereux. Lorsque ça a été fait, ça a fait mal, très mal. Nombreux sont ceux qui ont dit “plus jamais ça”, alors on ne va pas recommencer : STOP.
Le 09 août 2007 à 23:55 par oribulus #
Ne vous faites surtout pas de bîle les frères , selon Malthus , une population qui croit expotentiellement en l’absence de régulateur naturel (maladies , prédateurs…)est vouée a périr. Donc si c’est pas le palu qui tue aujourd’hui ce sera la famine et les nouveaux virus de demain. Bref DTT ou pas , la tombe est au bout du chemin . Ce qui serait intelligent serait que l’humanité prenne conscience collectivement de sa fragilité et agissent en circonstance. La décroissance , l’économie des ressources et la régulation des naissances sont pour moi de bonnes solutions. Ce qui est étonnant c’est que bien qu’en ignorant pas le risque humanitaire certain , les grands de ce monde continuent à prôner la consomations à tout prix. Je suis de plus en plus persuadé qu’ils savent ce qu’ils font et que l’apocalypse malthusien est peut être un de leurs desseins inavoués. Qui sait peut être ont ils déjà tous leur place assurées dans l’arche ?
Le 06 sept 2007 à 13:09 par zygomar #
“selon Malthus”
qui a publié sa théorie en 1798, théorie qui n’a jamais été prouvée dans les faits.
Les courbesdémographiques de la FAO et d’autres organismes spécialisés montrent un net fléchissemnt depuis quelques décennies.
Le seul moyen de limiter la démographie est d’élever le niveau de vie des populations. Tous les autres moyens qui ont été essayés jusqu’à présent échoué.