Dans quelles mesures l’avion est-il polluant ?

Chaque fois que l’on parle de réchauffement climatique, on a tendance à tenir pour responsable, le transport aérien. En effet, depuis de nombreuses années, l’avion est considéré comme étant le mode de transport le plus polluant. Il est largement plus polluant que le train, le bus et même la voiture. Quand bien même cette idée semble être vérifiée, l’on a tout de même envie de savoir dans quelle mesure l’avion est-il si polluant. C’est justement pour vous éclairer sur la question, que nous vous invitons à la lecture de cet article.

Les principaux éléments chimiques faisant de l’avion, le moyen de transport le plus polluant

Bien que le transport aérien ne représente que 1,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ses conséquences sur le réchauffement climatique ne sont pas négligeables. D’ailleurs, les chiffres de l’Agence Européenne de l’Environnement, en témoignent :

  • 14 g de CO2/passager/km pour le train.
  • 42 g de CO2/passager/km pour une petite voiture.
  • 55 g de CO2/passager/km pour une voiture moyenne.
  • 68 g de CO2/passager/km pour un bus.
  • 72 g de CO2/passager/km pour un deux-roues motorisé.
  • 285 g de CO2/passager/km pour un avion.

Au regard de ces chiffes, le premier élément en cause, est bien évidemment le Co2. Mais en réalité, l’empreinte du carbone d’un trajet en avion, ne se limite pas qu’à celle du CO2 émit par les réacteurs. Il faut y ajouter celle de la production et de la distribution du kérosène ainsi que celle des émissions à courte durée de vie (de quelques minutes à quelques jours), dont l’effet se fera sentir tant qu’il y aura des avions dans le ciel. En effet, le kérosène est un mélange d’hydrocarbures issus du raffinage du pétrole, servant à alimenter les turboréacteurs et les turbopropulseurs des avions. En fonction des différentes phases d’un vol, l’avion va brûler plus ou moins de kérosène. C’est au décollage, pendant 4 km environ, que la quantité de kérosène nécessaire est très importante. Ainsi, les personnes vivantes près des aéroports ou travaillant dans un aéroport, subissent donc deux fois plus de pollution que les personnes qui ne vivent pas aux alentours d’un aéroport ou qui travaillent dans un secteur autre que le secteur aérien. Il faut noter que le kérosène est nocif pour l’atmosphère, renforce l’effet de serre, contribue au réchauffement climatique et impacte la faune et la flore. Ses conséquences ne sont pas qu’environnementales, puisqu’il est également responsable des maux de tête, de vertiges et des nausées, sans compter les particules ultra-fines qui s’incorporent dans notre organisme, laissant des traces dans les poumons, le foie et l’urine.

Les avions rejettent également d’autres gaz, comme l’oxyde d’azote (Nox), le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures (HC), le dioxyde de soufre (SO2) et les particules en suspension. À tout cela, il faut ajouter le fait que les réacteurs d’avion émettent de la vapeur d’eau, qui forme généralement des traînées de condensation persistantes lorsque l’atmosphère est sursaturée en glace et que la température est inférieure à 40 °C. Ces traînées sont constituées de cristaux de glace, dont la taille est en général inférieure à celle des cristaux constituant les cirrus naturels. Leur présence tend à réchauffer la terre.

Les facteurs qui favorisent l’émission d’éléments polluants, lors d’un trajet en avion

Si l’avion est considéré aujourd’hui, comme étant le moyen de transport le plus polluant, il n’y a pas que l’émission d’éléments chimiques qui est en cause. En effet, l’émission des éléments nocifs précédemment cités, dépend d’autres facteurs qui, évidemment, sont liés au transport aérien. L’on peut par exemple, évoquer le nombre de passagers présents dans l’avion, la distance parcourue par l’avion, son taux de remplissage et son emport de fret, mais également l’altitude à laquelle il vole. Ce sont là, autant d’éléments qui favorisent ou augmentent l’émission d’éléments chimiques polluants.